Jean-Pierre Comby .

Mouche sèche en eaux rapides (1 985)

 

Le livre

Paru en 1985, épuisé et disponible rarement d'occasion, c'est un ouvrage technique très complet, extrèmement documenté et manifestement
"
d'expérience"  qui décrit tous les acpects de cette pêche un peu particulière qu'affectionne particulièrement l'auteur et qui en analyse toutes les aspects et toutes les situations, autant que celà faire se peut, d'une façon très didactique agrémentée de multiples Illustrations qui en facilitent grandement la compréhension......et la lecture de par son caractère très "aéré" !

Toutes caractéristiques qui font de cet ouvrage une "bible" de cette pêche à bien des égards" particulière"

 

                                          

L'auteur

 

 

Né en 1942, à Rodez, ancien professeur d'électricité aujourd'hui retraité ... c'est avant tout un amoureux de la nature, un pêcheur "multicartes" du Tarn aux Pyrénées en passant par la Lozère et le cantal, de l'Irlande à l'Argentine et à la Slovénie sans oublier lAlaska ....et aussi bien mouche rivière que carnassiers aux leurres.
C'est également surtout un écrivain de la pêche...
Il a été chroniqueur halieutique à une époque ou il y en avait peu, pour quasiment toutes les revues de pêche, il a même animé "Monsieur Pêche " sur FR3, la première émission télé sur la pêche.. et il est actuellement journaliste notamment au Chasseur français, au Pèlerin Magazine et à Pêche pratique

Moins passionné par le montage que par l'écriture, il  a inventé le terme de " pêche à la moche" et résume ainsi l'essentiel de ses convivtions:

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:"Je préfère une bredouille en sèche qu'un plein panier à toute autre technique". -

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Philosophie : "Je pêche à la "moche", c'est à dire que j'ose affirmer que plus la mouche est laide artistiquement, tout en obéissant à une logique d'imitation naturelle, plus elle est efficace.

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Ma devise: "si le poisson refuse ta mouche, change de poisson... et reviens plus tard avec la la même mouche".

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Certitude : "après avoir fréquenté beaucoup des plus grandes célébrités de la pêche en France, les véritables leçons de pêche profitables sont presque toujours données par les meilleurs pêcheurs locaux anonymes".

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"L'expérience me prouve qu'avec les cannes et les soies modernes la construction du bas de ligne est totalement anecdotique et que, mis à part de mettre le plus gros brin en pointe et le plus fin suite à la soie, (bas de ligne inversé !) on ne fait pas d'erreur majeure.
Moins il y a de brins, donc de noeuds, mieux c'est.
La dégressivité a surtout pour but de limiter le vrillage, mais pour les eaux rapides
j'ai longtemps utilisé (en solitaire) un bas de ligne monobrin en 16 ou 14/100 de 2,50 à 3 m de longueur, sans souci majeur.
Actuellement je pêche toujours et partout avec un bas de ligne court de longueur variable (2,50 à 4 m, rarement plus). en trois brins (parfois 2...
           *Ma pointe fait invariablement entre 0,8m et 1 m en 14/100 et je divise le reste en deux avec
          * un premier brin d'attache en Maxima 30/100 et
           *un inter en Maxima 17/100 (pourquoi 17 ? Maxima ne fait pas du 18...).

Evidemment la pointe de la soie prend pour moi une importance majeure. Plus elle est fine et mieux elle s'adapte au bas de ligne moëlleux. Globalement

         *en soie synthétique 0,8 à 0,9 mm maxi quel que soit son numéro.
          * en soie naturelle la pointe devrait posséder un diamètre de 0,6 à 0,8 mm maxi et  les soies "truite" qui dépassent 0,8 mm sont pour moi inutilisables car il y a trop de cassure entre la soie et le bas de ligne. Le profil de soie DTR comporte une pointe extra fine qui permet de faire des posés extrèmement discrets.Sa première pointe de 2m est très fine, 0,5 mm de diamètre, la 2ème 0,8 mm de diamètre



Signe des temps : en concours "mouche" de haut niveau: Les compétiteurs ont abandonné le bas de ligne classique. Ils ont une pointe en 0,10/0,12 de 1 à 2 mètres, reliée directement à un monofilament (un peu bricolé) en 18/100 environ, ce qui donne un bas de ligne continu de 8 mètres (valeur réglementaire maxi) qu'ils déploient habilement sans sortir un seul bout de soie!

 

J'ose prétendre que le bas de ligne en 10 brins, (un peu plus un peu moins) fait partie de la préhistoire de la pêche à la mouche !
On fait bien mieux avec bien moins.

Associer au modernisme des cannes, des soies des moulinets, des artificielles du matériel en général,..... des bas de ligne antédiluviens, .....cherchez l'erreur...

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Et à propos de l'épine,

"L’épine c’est une épine technique difficile à expliquer. Avec la méthode des deux couteaux on trouve toujours une épine théorique, mais est-ce la bonne ? Le montage en spirale de la trame sur un mandrin fait que les quantités de matières (tissus et liant) ne peuvent jamais être régulières en épaisseur sur toute la longueur. Aussi, une épine soigneusement marquée au repos peut considérablement se déplacer en flexion active, et ceci sur chaque brin !

Globalement, si le blank donne une canne bien droite au repos, la position des anneaux "n’importe où » n’a techniquement qu’une importance relative qui ne peut être contrariée que par l’état psychologique du pêcheur persuadé que sa canne n’est pas bonne. Cela se rapproche de la célèbre formule de Duborgel qui avait inventé la tasse pour droitier ou gaucher.
Pour moi c’est "lance correctement, tu réfléchiras après" !

En matière de pêche à la mouche les approximations sont tellement nombreuses qu’il ne faut pas se poser de questions trop fines puisqu’au final ça marche".

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Une vie bien remplie à 100 à l'heure, même en retraite. C'est l'envie et la passion qui comptent !


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Outre ces vérités bien senties qu'il n'hésite pas à formuler à haute voix en dépit du sacrilège qu'elles représentent face à beaucoup d'idées reçues....
il est très bricoleur, c'est également un excellent accordéoniste qui anime très souvent gracieusement des bals et des thés dansants pour récolter quelques sous pour faire fonctionner le club mouche dont il fait partie à Millau !

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Parmi ses publications dont plusieurs illustrées par lui même:

Les Pêches fines de la truite 1983

Rivières, ruisseaux, lacs en Aveyron 1985

la mouche sèche en eaux rapidesen 1985

Rêves de pêcheur 1996

La pêche , Poissons, matériel, belles pêches, écologie Jean-Pierre Comby, Jérôme Desbordes :03/1997

... La pêche 11/1997

Mon opinion

Facile à lire, agrémenté de multiples illustrations , photographies et dessins aussi précis que naïfs de la main de l'auteur, encadrées par un texte "minimum" nécessaire et suffisant car rationnel et d'une extrème précision, il s'agit d'une véritable "mine" de connaissances acquises au prix d'une longue expérience ...dont l'auteur nous fait bénéficier en analysant et en décrivant très simplement les caractéristuiques et situations particulières propres aux eaux rapides! Incontournable pour qui désire s'attaquer aux torrents de montagne, il est bien dommage que cette "bible" soitt épuisée car elle n'a pas vieilli..et ne vieillira sans doute jamais...en tous cas pas avant que nos rivières ne contiennent plus de poissons

 

Extraits

                                                 

                                                                                                                                                                                                                                        IP Comby

Rèves de pêcheur(1996)

Le livre

c'est un "tour du monde" éclectique permettant à l'auteur d'évoquer les plus belles rivières qu'il a fréquentées en france bien sur, mais également en Alaska, Irlande ,Autriche , Argentine, Norvège.......etc

Après un exposé de sa philosophie de la pêche, après une présentation commentée de toutes les formes de pêche au toc, au lancer, à la carpe, aux carnassiers et à la mouche bien sûr, commence le voyage au bord de l'eau, du massif central à la Dordogne, du Tarn à la Carança, puis à l'étranger avec pour chacune de ces rivières , après une discrète présentation géographique, une évocation du ressenti de l'auteur, de la poésie particulière qui se dégage de chacune......il s'agit bien .plus d'un "guide affectif" que géographique....encore que la profusion de photos couleur qui illustrent chaque page remplacent efficacement une description plus détaillée devenue alors inutile !

 

                                        

                                                  

                                                                               

 

 

    Mon opinion 

            Le texte est bien la pour nous faire réfléchir et rêver, valorisé par une présentation superbe sur papier discrètement glacé, des pages bien aérées ettoutes agrémentées d' illustrations photographiques remarquables la plupart prises par l'auteur et son épouse ......

c'est un " bel et bon livre", à l'image de son auteur, " bel et bon pêcheur!"

 

                                                                                                      

                    

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