L'avenir nous appartient
 Mars
2098 Je
sors juste du centre d'hibernation programmée, et je dois reconnaître que les
réveils sont de plus en plus difficiles.
Dans une bonne semaine, après une petite cure de tablettes au phytoplancton amélioré
tout sera rentré dans l'ordre, et cet état semi vaseux aura disparu.
Je me rappelle mes appréhensions lors de mes premiers séjours au C.H.P......il
faut dire que cette méthode était alors toute nouvelle. Je n'ai d'ailleurs plus
aucun scrupule à profiter de la chose, j'ai 99 ans,et des moyens suffisants après
70 ans de labeur effectifs pour pouvoir profiter pleinement de ma retraite, et
je trouve bien agréable de passer cette interminable période de fermeture de pêche
à dormir. Dans moins de 15
jours maintenant, je vais pouvoir retourner au bord de la Traün, même si la sécheresse
de ces dernières années n'était pas très favorable à la pratique de la mouche.
J'ai toujours eu du mal à pêcher lors des étiages, pourtant, leurs truites génétiquement
modifiées supportent très bien les températures supérieures à 30°, et si ce n'étaient
le mucus surabondant, et leurs odeurs fétides, on
se croirait presque au paradis, et ce ne sont pas les 12.000 H.N ( si vous préférez
hémisphère-nord depuis la disparition de l'euro en 2025) qui me dissuaderont d'aller
parcourir notre location mensuelle des 2 km de rivière proposés par le tour-opérateur
Austria premium. J'ai bien
failli retourner cette année sur l'Ain, en France, les droits y sont gratuits,
et d'après les informations régionale de TV-Plus 039, il s'y serait pris une truite
zébrée en juillet l'an passé.
Nul doute que ces infos furent produites à des buts touristiques, mais malgré
tout, par pure nostalgie, j'y serais retourné avec grand plaisir, car c'est là
que j'effectuai mes premiers lancés, accompagné de mon père dans les année
2010.
Je revois encore ses yeux humides, et sa mine réjouie, lorsque pour
mes 8 ans, j'avais pris ma seule et dernière vraie truite, je crois que ce jour
là, j'étais devenu le meilleur pêcheur du monde, même
si sur le chemin du retour il me glissa : 3je suis fier de toi mon fils, mais
c'était une atlantique" !
Je n'ai jamais vraiment compris le sens de sa remarque d'alors, mais je sais que
ce jour précis j'avais contracté un drôle de virus……………
Sanfroi 
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