NO  KILL =(''Sans tuer''(dans notre langue))

 

                                                                                                  

                                                             Le "P ê c h e r- r e l â c h e r"

 

Lu sur le Journal Officiel :

 

"Le Pêcher-relâcher", qui est une pratique de pêche à la canne dans laquelle le poisson est capturé avec précaution pour être remis à l’eau sur place,

doit désormais remplacer les expressions américaine pêche no-kill et britannique catch-and-release, la "graciation" étant l'expression Québécoise "


Vocabulaire des sports (liste de termes, expressions et définitions adoptés) (JO 19 déc. 2010, p. 22380).

 

Nota :citation d'un "esprit sain":

 

Comment peut-on faire admettre un parcours ''sans tuer'' à des pêcheurs locaux héritiers d'une longue tradition de viandage, dans une langue qui n'est même pas la leur? Ils ont effectivement l'impression que des "estrangers" leur imposent une pratique exotique. Ou alors ils entrent dans le jeu du snobisme. Que ne ferait-on pas pour paraître...!!

                                                                                                                  

 

 

                                                                           Religion..que de crimes n’a t-on commis en ton nom ??

 

                                        

Bon, tu le termines ton diabolo menthe, c’est l’heure d’y retourner !!

Hein ??

-Oh, tu roupilles ? c’est l’heure de retourner à la pêche….Tu penses à quoi, l??

à un cadenas !!


- Look UpQuel cadenas ?

A propos du p ê c h e r- r e l â c h e r!

-Un cadenas à propos de p ê c h e r- r e l â c h e r ?? D’abord parle plus doucement..si on  t’entend parler encore du p ê c h e r- r e l â c h e r , il y en a qui vont recommencer à s’engueuler…ça suffit comme ça !!

Justement ! Le cadenas , tu sais celui des ceintures de chasteté des "gentes dames" quand leur couillon de chevalier partait aux croisades.....

-Oui..et alors…quel rapport avec le p ê c h e r- r e l â c h e r ??


Ben je pensais aux guerres de religion et aux croisades avec les  croisés qui partaient casser la gueule à ces infidèles de Sarrazins pour leur apprendre la vraie religion, la leur …..tout ça à grands coups de massue et d’épée à travers le corps:

                                         -Et que je te fous un coup de masse d'arme sur le crâne pour y faire entrer qu'on est tous frères,

                                        - Et que je te plante mon épée dans le foie pour t'apprendre à aimer ton prochain comme toi même,.....espèce de sauvage...!!

 

                                                                                                            

                                                                                                                                                
-Oui, c’était il y a longtemps, et alors

Alors les cadenas c’était pour boucler les ceintures de chasteté pour que la "gente dame" ne soit pas trop « gente » Winkavec le voisin en le "croisant" de trop près  pendant que son chevalier croisé de mari taillait en pièces les infidèles au nom du bon Dieu !!

-Oui ,j’ai compris…..et le p ê c h e r- r e l â c h e r, la dedans ??

 C’est comme les missionnaires Anglicans qui, au siècle dernier en terre de feu, la mal nommée car ça caille en terre de feu, se sont mêlés, au nom du Bon Dieu, d’éduquer la tribu fuégienne des Yahgans qui vivaient très bien nus sous des huttes de branchages, uniquement enduits de graisse de phoque ! Au nom de la religion et  de la décence ils les ont forcés à s’habiller, les ont logés au nom de la charité dans des baraques en dur…………. où ils sont tous morts de tuberculose dans leurs vêtements trempés !! C’est dangereux la religion des fois !!


- Pas contentMais le p ê c h e r- r e l â c h e r , bordel, qu’est ce qu’il vient foutre la dedans ??

Ben le p ê c h e r- r e l â c h e r , … c’est un peu comme une religion..

-Mais non, faut pas exagérer.. !

Justement, faut pas exagérer,  parce que si on en fait une religion et qu’on se sent, comme certains, une âme de Missionnaire ou pire, de Croisé et qu’on se croit autorisé à donner des leçons aux autres…ça peut faire mal , tu vois bien !!!!

 

-Ben dis donc..c’est là que tu voulais en venir, avec ton cadenas ?? Tu es parti de loin... tes voies,  tout comme les "gentes dames", sont plus impénétrables que celles du Seigneur , ma parole..et à propos de "gentes dames" ....., je me demande si tu ne serais pas un peu "déjanté"??? 

 Mais pour le coup, tu as raison., c’est vrai que c’est chiant ces mecs qui, sous prétexte qu'ils remettent à l’eau,(ce qui est plutôt bien dans l'esprit et sans doute  utile..au pêcheur...mais pas forcément pour le poisson..) ,..comme bien d'autres d'ailleurs, et qui ne la ramènent pas pour autant,  se permettent de gueuler au scandale dès que tu  gardes un poisson, comme si tu étais un repris de justice et qu’ils avaient le droit de te faire la morale…. et de t’imposer leurs vues!!..
Exactement, t'as pigé…à se demander jusqu’où ces mecs qui prétendent "respecter le poisson" (comme ils disent)   iraient dans le manque de respect de leur semblable  ...   pour lui imposer leur façon de penser un peu.. "radicale!!

Un cran de plus  et c'est le  pêcheur "No Killer" du bord de l'eau (ne cherche pas dans le dico, je viens de l’inventer..),  qui se transforme, en société, carrément en "serial no killer" fana  tourne pas rondau point de buter son semblable  pour lui apprendre à pas buter le poisson, c’est dingue, non ??A croire que les Croisés ont fait des petits Laughing!!!
C'est con qu'ils n'aient pas perdu la clef du cadenas!!…arf??

C'est con, oui……En tous cas, heureusement, on est tranquilles ici..so great ::il n’y a pas de ça chez nous !!                                                                    


   Heureusement , oui Clap Clap ...mais sans sombrer dans ces excès, le p ê c h e r- r e l â c h e r a ses lettres de noblesse...:    

 

 

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MOI , L’OMBRE

 

 Je suis de la Basse Rivière d’ Ain, mais je vous dirai pas d’où.

 

Je mange tranquillement quand j’entends  un bruit sourd, des cuissardes,  pire des waders, j’ai appris a les reconnaître juste pour ma survie.

 

Un humain viens d’entrer dans l’eau,  je me cale vers une pierre, je crois qu’il ne  m’a pas vu.

 

Plus de bruit, il s'est arrêté…..

 

De jolies larves dérivent vers moi que je mange avec plaisir, quand soudain je ressens une violente douleur dans la mâchoire, quelque chose me retient, j’ai mal mais je dois me sauver, repartir vers le fond.

 

Je me sens tiré vers la surface, je lutte de toutes mes forces  mais c’est impossible de résister et je ne vois même pas ce qui me tire hors de l’eau , je…suis…épuisé, je me laisse emporter à bout  de souffle mais  d’un dernier un effort, je saute et je vois un humain à quelques coups de nageoires de moi,  très grand et très effrayant !.

 

Je rentre dans un grand filet et je suis soulevé hors de l’eau, j’étouffe, trop d’air et de chaleur en même temps je …meurs.

 

Je sens que l’on me prend sous le ventre et que l’on me fait mal a la mâchoire, non il m’enlève ce bout de ferraille planté dans ma gueule .

 

Je vois deux grosses formes diffuses, puis je reçois dans les yeux deux éclairs de lumière très puissante mais .pourquoi tripote t’il  ma dorsale multicolore ?.

 

Je sens que l’on tend quelque chose de ma tête a ma queue, j’entends des bruits sourds alors que sans pouvoir respirer je me sens mourir d’asphyxie….

 

Puis je sens à nouveau le frais de l’eau sur mon ventre, et sur tout mon corps mais je bascule doucement  ventre en l’air.. il…est…trop…tard.

 

Mais non l’humain me redresse, me  tient sous le ventre avec douceur, et me fait faire des mouvements bizarres mais qui me font du bien, et alors que des bulles d’air s’échappent de ma bouche.. ma respiration revient lentement alors que je happe l’eau à grandes goulées !

 

A travers l’eau, j’ai l’impression de le voir sourire, peut être ne me veut-il pas de mal….. !!.

 

                                                                                  

 

  

Je respire tout a fait bien désormais, il ne me serre plus le ventre, et je me sens enfin libre  alors que  je descends me coller sur le fond près des waders où j’ondule  doucement puis d’un  grand coup de queue  je regagne mon courant et ….alors que le  bruit des waders s’éloigne ,….je comprends que je reviens de loin….

 

MERCI a toi……… si tu es ce pêcheur.!!

 

                                                                                                                                                     Peute 69, juillet 2008

 

En parallèle au très joli texte ci dessus de la main de l'un d'entre nous,...je vous cite un texte superbe du poète pêcheur Decimus Magnus Ausonius (309 - 394) ou Ausone pour les intimes, qui confirme par le poisson "auto no killer"....qu'on n'est jamais si bien servi que par soi même!!

 

« Celui-là, du haut d’un rocher, se penche sur l’onde, incline la ligne courbée d’une verge flexible, et lance un hameçon garni d’amorces mortelles. Ignorant le piège, le peuple errant des eaux s’y précipite en ouvrant une gueule avide ; et sa machoire béante a senti, mais trop tard, la piqûre du fer caché. Le blessé se débat ; ce mouvement se trahit à la surface ; par secousses le crin tremble, et le roseau qu’il agite obéit et se balance. Aussitôt la main de l’enfant tire obliquemment sa proie, et l’arrache d’un coup de sa ligne qui déchire l’air en criant. Ce bruit frappe l’écho qui le répète, comme parfois les sons brisés du fouet qui claque dans l’espace, ébranle l’air et le fait siffler. L’humide butin sautille sur la roche aride, redoutant les traits mortels de la lumière du jour. Ce poisson que sa vigueur soutenait dans son fleuve s'affaiblit au dehors, et notre air qu’il respire consume bientôt sa vie. Déjà son corps épuisé bat le sol de palpitations moins vives; déjà retombent les derniers tremblements de sa queue engourdie ; ses lèvres ne se ferment plus, et l’air que sa gueule béante avait absorbé, ses branchies le rejettent en exhalant le souffle de la mort … J’ai vu des poissons déjà près de mourir, recueillir leurs forces, se soulever d’un bond, et s’élancer pour retomber dans le fleuve où ils retrouvaient un élèment qu’ils n’espéraient plus revoir …

                                                                       ...................................

Et ci dessous un texte contemporain à la conclusion (trop?) pleine d'optimisme:

 

Pour les chasseurs-cueilleurs que nous sommes ce simple geste représente une rupture radicale avec une tradition de plus d'un million d'années. C'est casser avec une peur séculaire de manquer, demain, de nourriture. Relâcher aujourd'hui, c'est avant tout un geste généreux et une révolution face à "l'utilité de l'action". Libéré de tout esprit de lucre et de rentabilité, le pêcheur ne pêche plus que pour le plaisir du jeu. Il tourne le dos à une pêche productiviste. Les conversations entre adeptes changent du tout au tout. Nous ne nous remboursons plus le permis, nous ne remplissons plus les quotas autorisés, nous ne mesurons plus nos prises en jurant pour un demi centimètre qui manque "pour faire la maille". Nous évitons une pêche "du panier et du congélateur". Si notre vie professionnelle nous oblige à la rentabilité, l'oublier à la pêche c'est la liberté. Mais il n'est jamais facile de rompre avec un système qui gère entièrement toute notre vie.
Le
p ê c h e r- r e l â c h e r, c'est évidemment sauver la vie de notre partenaire. D'adversaire le poisson devient compagnon. A son corps défendant, bien sur, car lui, il continue à souffrir, ce que nous ne devons jamais oublier. La bonne conscience du relâcher a une limite, les souffrances que nous imposons aux poissons. Le stress d'être accroché, de ne plus coordonner ses mouvements et de se rapprocher inexorablement et à bout de force vers son ennemi mortel, peut tuer. Il paraît qu'une truite Fario trompée de trop nombreuses fois, arrêterait de se nourrir. Les parcours p ê c h e r- r e l â c h e rl doivent être étendus sur de longues distances pour éviter que le poissons ne soit massacré par de trop nombreuses captures.
Enfin, le
p ê c h e r- r e l â c h e r, comme l'entretien des cours d'eau, est peut-être la philosophie qu'il manquait à la pêche à la mouche pour devenir un vrai loisir écologique

 

                                                                                                         JM Touron

                                                                                           ************************     

 

 

Et ci dessous, sur une superbe photo de remise à l'eau, un texte, élaboré en commun avec de très nombreux pêcheurs no killers , qui aspire à définir ce que devrait être le "p ê c h e r- r e l â c h e r" dans un esprit de tolérance et de respect de la sensibilité de chacun :

 

             

                                    

                                                                                                                    §§§§§§§§§§§§§§§§§

 

Ceci ayant été dit, qu'il soit bien compris qu'il est rapporté que l'adepte du "p ê c h e r- r e l â c h e r" espère préserver son environnement"......intention louable dont l'efficacité reste à démontrer ..mais à laquelle nombreux sont ceux qui opposent l'adage classique selon lequel

"l'enfer est pavé de bonnes intentions"..

....l'enfer étant en l'occurence représenté justement par...le p ê c h e r- r e l â c h e r..et il me paraît honnête, au terme de cette analyse, de faire état des arguments de ces "dissidents"..qui ne sont pas dénués de bon sens lorsqu'ils définissent en persiflant avec une certaine dose d'humour, les

 

moucheurs d'aujourd'hui comme:

 

*Des gens qui élèvent des coqs et des canards exprès pour leur arracher "à vif" les plumes du cou et les plumes du cul Laughingpour en faire des leurres sur des hameçons avec lesquels

*Ils piquent des poissons élevés exprès "en cage" en pisciculture, génétiquement modifiés et rendus "triploides" donc stériles pour qu'ils grossissent plus vite (comme les castrats)

*puis les déversent en surdensitaires dans leur terrain de jeu uniquement pour leur plaisir de les ferrer et les "tenir en laisse" , les épuiser jusqu'à l'asphyxie et les sortir de l'eau pour les sacrifier et les consommer..., la fin (faim??) ne justifiant pas forcément les moyens à notre époque où on peut se procurer si facilement , et moins cher que le matériel de pêche, du poisson dans le commerce..!

 

alors que les adeptes du " p ê c h e r- r e l â c h e r"

en '"rajoutent une couche"  et , plutôt que de les sacrifier proprement pour consommation..,choisissent.

 

* de prendre en photo leur agonie.. .....

*avant de les remettre à l'eau, en se donnant bonne conscience, juste à temps pour
*qu'ils puissent "re-servir" plusieurs fois, et ainsi

*pouvoir les torturer "à petit feu" avec préméditation et récidive ... uniquement pour " le plaisir" et " le sport"!!

 

§§§§§

 

A méditer, ..d'autant que :"L’impact sur la mortalité (16.2%) de la pratique de la remise à l’eau  est souvent sous-estimé"...et que la survie de ces "vaincus" , très anti-naturelle, n'oeuvre pas à terme dans le sens de l'amélioration de l'espèce....comme vous pourrez le constater à la lecture des documents ci dessous:      

          

                                           Publication du ministère des ressources naturelles de l'Ontario: juillet 2005 

           

                                                          

                                                     Qui est rapportée, entre autres,dans cette autre publication Française

 

 Publication de la fédération québéquoise pour le Saumon atlantique été2011    

dont je vous recommande la lecture de la page 18 qui vous confirmera que

 

.....si vous photographiez vos prises à l'air libre, il faut exposez le poisson le moins possible hors de son milieu 

 

Ferguson et Tufts (1990) en Ontario ont prouvé qu'il y a des effets directs de la durée de l'exposition à l'air sur la mortalité de la truite arc-en-ciel.

Le taux de survie s'élevait à 62% pour les poissons exposés à l'air 30 secondes et la survie était de seulement 28% pour les poissons exposés à l'air 60 secondes

 

et remettez le soigneusement  à l’eau sans omettre de l’aider à se réoxygéner en le maintenant face au courant mais surtout sans "pomper" soi disant pour l'aider alors que cela s'avère inefficace et dangereux, car la circulation de l'eau dans les branchies lors du mouvemnt arrière se fait dans le mauvais sens anti physiologique et contribue à étouffer le poisson….il retournera de lui-même dans ses courants dès qu’il aura repris du « poil de la bête »....sans affirmer que c'est une bonne chose pour l'avenir de l'espèce....ce qui est démenti par les scientifiques....!