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NO KILL
Religion..que de crimes n’a t-on commis en ton nom ??
Bon, tu le termines ton diabolo menthe, c’est l’heure d’y retourner !! Hein ?? -Oh, tu roupilles ? c’est l’heure de retourner à la pêche….Tu penses à quoi, l?? à un cadenas !!
A propos du no kill ! -Un cadenas à propos de no kill ?? D’abord parle plus doucement..si on t’entend parler encore du no kill, il y en a qui vont recommencer à s’engueuler…ça suffit comme ça !! Justement ! Le cadenas , tu sais celui des ceintures de chasteté des "gentes dames" quand leur couillon de chevalier partait aux croisades..... -Oui..et alors…quel rapport avec le no kill ??
-Et que je te fous un coup de masse d'arme sur le crâne pour y faire entrer qu'on est tous frères, - Et que je te plante mon épée dans le foie pour t'apprendre à aimer ton prochain comme toi même,.....espèce de sauvage...!!
Alors les cadenas c’était pour
boucler les ceintures de chasteté pour que la "gente dame" ne soit
pas trop « gente » -Oui ,j’ai compris…..et le no kill, la dedans ?? C’est comme les missionnaires
Anglicans qui, au siècle dernier en terre de feu, la mal nommée car ça caille
en terre de feu, se sont mêlés, au nom du Bon Dieu, d’éduquer la tribu fuégienne
des Yahgans qui vivaient très bien nus sous des huttes de branchages, uniquement
enduits de graisse de phoque ! Au nom de la religion et
de la décence ils les ont forcés à s’habiller, les ont logés au nom de
la charité dans des baraques en dur…………. où ils sont tous morts de tuberculose
dans leurs vêtements trempés !! C’est dangereux la religion des fois !!
Ben le no kill, … c’est un peu comme une religion.. -Mais non, faut pas exagérer.. ! Justement, faut pas exagérer, parce que si on en fait une religion et qu’on se sent, comme certains, une âme de Missionnaire ou pire, de Croisé et qu’on se croit autorisé à donner des leçons aux autres…ça peut faire mal , tu vois bien !!!!
-Ben dis donc..c’est là que tu voulais en venir, avec ton cadenas ?? Tu es parti de loin... tes voies, tout comme les "gentes dames", sont plus impénétrables que celles du Seigneur , ma parole..et à propos de "gentes dames" ....., je me demande si tu ne serais pas un peu "déjanté"??? Mais pour le
coup, tu as raison., c’est vrai que c’est chiant ces mecs qui, sous prétexte
qu'ils remettent à l’eau,(ce qui est plutôt bien dans l'esprit et sans doute
utile..au pêcheur...mais pas forcément pour le poisson..) ,..comme
bien d'autres d'ailleurs, et qui ne la ramènent pas pour autant, se permettent
de gueuler au scandale dès que tu gardes un poisson, comme si tu étais
un repris de justice et qu’ils avaient le droit de te faire la morale…. et de
t’imposer leurs vues!!.. Un
cran de plus et c'est le pêcheur "No Killer" du bord de
l'eau (ne cherche pas dans le dico, je viens de l’inventer..), qui se
transforme, en société, carrément en "serial no killer" fana
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MOI , L’OMBRE
Je suis de la Basse Rivière d’ Ain, mais je vous dirai pas d’où.
Je mange tranquillement quand j’entends un bruit sourd, des cuissardes, pire des waders, j’ai appris a les reconnaître juste pour ma survie.
Un humain viens d’entrer dans l’eau, je me cale vers une pierre, je crois qu’il ne m’a pas vu.
Plus de bruit, il s'est arrêté…..
De jolies larves dérivent vers moi que je mange avec plaisir, quand soudain je ressens une violente douleur dans la mâchoire, quelque chose me retient, j’ai mal mais je dois me sauver, repartir vers le fond.
Je me sens tiré vers la surface, je lutte de toutes mes forces mais c’est impossible de résister et je ne vois même pas ce qui me tire hors de l’eau , je…suis…épuisé, je me laisse emporter à bout de souffle mais d’un dernier un effort, je saute et je vois un humain à quelques coups de nageoires de moi, très grand et très effrayant !.
Je rentre dans un grand filet et je suis soulevé hors de l’eau, j’étouffe, trop d’air et de chaleur en même temps je …meurs.
Je sens que l’on me prend sous le ventre et que l’on me fait mal a la mâchoire, non il m’enlève ce bout de ferraille planté dans ma gueule .
Je vois deux grosses formes diffuses, puis je reçois dans les yeux deux éclairs de lumière très puissante mais .pourquoi tripote t’il ma dorsale multicolore ?.
Je sens que l’on tend quelque chose de ma tête a ma queue, j’entends des bruits sourds alors que sans pouvoir respirer je me sens mourir d’asphyxie….
Puis je sens à nouveau le frais de l’eau sur mon ventre, et sur tout mon corps mais je bascule doucement ventre en l’air.. il…est…trop…tard.
Mais non l’humain me redresse, me tient sous le ventre avec douceur, et me fait faire des mouvements bizarres mais qui me font du bien, et alors que des bulles d’air s’échappent de ma bouche.. ma respiration revient lentement alors que je happe l’eau à grandes goulées !
A travers l’eau, j’ai l’impression de le voir sourire, peut être ne me veut-il pas de mal….. !!.
Je respire tout a fait bien désormais, il ne me serre plus le ventre, et je me sens enfin libre alors que je descends me coller sur le fond près des waders où j’ondule doucement puis d’un grand coup de queue je regagne mon courant et ….alors que le bruit des waders s’éloigne ,….je comprends que je reviens de loin….
MERCI a toi……… si tu es ce pêcheur.!!
Peute 69, juillet 2008
En parallèle au très joli texte ci dessus de la main de l'un d'entre nous,...je vous cite un texte superbe du poète pêcheur Decimus Magnus Ausonius (309 - 394) ou Ausone pour les intimes, qui confirme par le poisson "auto no killer"....qu'on n'est jamais si bien servi que par soi même!!
« Celui-là, du haut d’un rocher, se penche sur l’onde, incline la ligne courbée d’une verge flexible, et lance un hameçon garni d’amorces mortelles. Ignorant le piège, le peuple errant des eaux s’y précipite en ouvrant une gueule avide ; et sa machoire béante a senti, mais trop tard, la piqûre du fer caché. Le blessé se débat ; ce mouvement se trahit à la surface ; par secousses le crin tremble, et le roseau qu’il agite obéit et se balance. Aussitôt la main de l’enfant tire obliquemment sa proie, et l’arrache d’un coup de sa ligne qui déchire l’air en criant. Ce bruit frappe l’écho qui le répète, comme parfois les sons brisés du fouet qui claque dans l’espace, ébranle l’air et le fait siffler. L’humide butin sautille sur la roche aride, redoutant les traits mortels de la lumière du jour. Ce poisson que sa vigueur soutenait dans son fleuve s'affaiblit au dehors, et notre air qu’il respire consume bientôt sa vie. Déjà son corps épuisé bat le sol de palpitations moins vives; déjà retombent les derniers tremblements de sa queue engourdie ; ses lèvres ne se ferment plus, et l’air que sa gueule béante avait absorbé, ses branchies le rejettent en exhalant le souffle de la mort … J’ai vu des poissons déjà près de mourir, recueillir leurs forces, se soulever d’un bond, et s’élancer pour retomber dans le fleuve où ils retrouvaient un élèment qu’ils n’espéraient plus revoir … ................................... Et ci dessous un texte contemporain à la conclusion (trop?) pleine d'optimisme:
Pour
les chasseurs-cueilleurs que nous sommes ce simple geste représente une rupture
radicale avec une tradition de plus d'un million d'années. C'est casser avec
une peur séculaire de manquer, demain, de nourriture. Relâcher aujourd'hui,
c'est avant tout un geste généreux et une révolution face à "l'utilité
de l'action". Libéré de tout esprit de lucre et de rentabilité, le pêcheur
ne pêche plus que pour le plaisir du jeu. Il tourne le dos à une pêche productiviste.
Les conversations entre adeptes changent du tout au tout. Nous ne nous remboursons
plus le permis, nous ne remplissons plus les quotas autorisés, nous ne mesurons
plus nos prises en jurant pour un demi centimètre qui manque "pour faire
la maille". Nous évitons une pêche "du panier et du congélateur".
Si notre vie professionnelle nous oblige à la rentabilité, l'oublier à la pêche
c'est la liberté. Mais il n'est jamais facile de rompre avec un système qui
gère entièrement toute notre vie.
JM Touron ************************
Et ci dessous, sur une superbe photo de remise à l'eau, un texte, élaboré en commun avec de très nombreux pêcheurs no killers , qui aspire à définir ce que devrait être le "no kill" dans un esprit de tolérance et de respect de la sensibilité de chacun :
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Ceci
ayant été dit, qu'il soit bien compris qu'il est rapporté
que le no killer " espère
préserver son environnement"......intention louable dont
l'efficacité reste à démontrer ..mais à laquelle
nombreux sont ceux qui opposent l'adage classique selon lequel
*Des gens qui élèvent
des coqs et des canards exprès pour leur arracher "à vif" les plumes du cou
et les plumes du cul *Ils piquent des
poissons élevés exprès *puis les déversent en surdensitaires dans leur terrain de jeu uniquement pour leur plaisir de les ferrer et les "tenir en laisse" pour les épuiser jusqu'à l'asphyxie et les sortir de l'eau pour les sacrifier et les consommer..., la fin (faim??) ne justifiant pas forcément les moyens à notre époque où on peut se procurer sifacilement , et moins cher que le matériel de pêche, du poisson dans le commerce..!
alors que les "no killers" en '"rajoutent une couche" et choisissent, plutôt que de les sacrifier proprement pour consommation..,.
* de prendre en photo leur agonie.. ..... *avant de les remettre à l'eau, en se donnant bonne conscience, juste à temps pour qu'ils puissent "re-servir" plusieurs fois, et ainsi
les torturer "à petit feu" avec préméditation et récidive ... uniquement pour " le plaisir" et " le sport"!!
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A méditer, ..d'autant que :"L’impact de la mortalité causé par la pratique de la remise à l’eau (16.2%) est souvent sous-estimé"... comme vous pourrez le constater à la lecture du document ci dessous:
Publication du ministère des ressources naturelles de l'Ontario: juillet 2005
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