MOUCHES

               NATURELLES ET ARTIFICIELLES       

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   Impossible de débuter pareille étude sans faire référence  au remarquable livre de Raphaël Del Pozzo Obezo, préfacé par Henry Limousin

 "Mouches pour la pêche" aux éditions Larousse, magnifique ouvrage d'entomologie sur papier glacé qui met en valeur les exceptionnelles illustrations photographiques des mouches naturelles ainsi que du montage de plusieurs modèles d'artificielles prestigieuses!

 

 Dans un tout autre style, le petit fascicule technique intitulé : "Je monte mes mouches en 15 leçons" de B Audouys et JC Pelletier est également incontournable par le débutant qui désire s'attaquer au montage!

 

 

                                  

                               LES  MOUCHES NATURELLES

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Sur des milliers d’espèces de  « mouches », le pêcheur n’en retient qu’une vingtaine d’espèces  « types » et c’est largement suffisant pour la pratique de la pêche !

 

Nos « mouches »  se déclinent ainsi

 

1/Règne :animal

 

2/Embranchement : invertébré

 

3/Classe insecte

 

4/4 ordre: éphéméroptères, trichoptères  plécoptères, diptères…..... pas de problème, à ce niveau, de reconnaissance « à l’œil nu »


5/famille: ça se complique par la nécessité de  l’examen attentif des nervures des ailes, de la taille des constituants des pattes……etc…..on a besoin d’une loupe.. :D


6/ genre: le microscope du spécialiste devient la plupart du temps indispensable (comment sont les lobules du pénis?? ….etc…:D)


7/espèce :domaine du seul  entomologiste… avec son microscope  

 


 

AU LABORATOIRE COMPETENT

                                                                    Image

 

 

                                          Cette vingtaine d'espèces de mouches peut être représentée par seulement quelques modèles d’artificielles d’ensemble.

 

Par ailleurs, nombre de moucheurs prennent du poisson en ignorant tout de l’entomologie la plus élémentaire et en utilisant seulement 1 ou 2 modèles d’artificielles tout au long de l’année !

 

 

Ainsi les quelques notions schématiques exposées ici et qui relèvent d’une vulgarisation pratique très simpliste ne sont même pas indispensables, c’est dire qu’elles seront en tous cas bien suffisantes au moucheur débutant pour comprendre l’essentiel afin de choisir dans sa boîte l’artificielle en principe la mieux adaptée du moment.

 

            Aquatiques ou terrestres , les mouches naturelles sont consommées par les poissons à l’état

 

            de larve : petite bête, larve des éphémères   

 

                            porte bois : larve des trichoptères  

 

                            Patraque, larve des plécoptères    

 

                            ver de vase : larve des chironomes

                            asticot : larve de la mouche de maison

     Elles sont utilisées naturelles par le pêcheur au « toc »

 

            de nymphe : lors de sa montée en surface au cours de l’éclosion et c’est le domaine entre le fond et la surface de la pêche à la nymphe et à la mouche noyée à l’aide d’artificielles entre deux eaux.

 

             d’insecte : Emergente (nymphe se débarrassant en surface de son exuvie) de Subi-imago (insecte non fini), d’Imago (insecte parfait qui se reproduit), de Spent (imago femelle mort après la reproduction) et c’est le domaine de la pêche à la mouche sèche à l’aide d’arti-ficielles flottant en surface ou mouillées dans le film de surface (Emergente).

 

C’est au moment des éclosions transformant la nymphe subaquatique en insecte ailé de surface assez généralement par temps frais, couvert et pluvieux que les poissons deviennent mordeurs car c’est à ce moment que la nymphe qui monte en surface,

l’Emergente qui se débarrasse de son exuvie,

le Subimago qui dérive avant de devenir Imago qui va se reproduire pour mourir ensuite et dériver à plat aile écartée sous forme de Spent, sont les plus vulnérables.       

 

 

                         

 
NB
 
 

La nymphe vraie correspond à l’état de l’animal généralement immobile, pouvant s’enfermer dans un cocon, une enveloppe plus dure (cas des pupes),…qui précède une métamorphose,

 

Les éphémères n’ont pas, au cours de leur cycle vital, de stade qui pourrait s’appeler « nymphe » puisque ces insectes sont dits hétérométaboles, correspondant ainsi au développement progressif d’une larve qui éclot d’un œuf et grandit par succession de mues, les caractères de l’adulte ailé apparaissant donc au fil de la vie larvaire. Il n’y a donc pas de métamorphose, c’est-à-dire de modification profonde de la structure anatomique de l’animal entre sa vie larvaire et sa vie adulte.
Tout au plus pourrait-on nommer nymphe, par extension, le dernier stade de la phase larvaire des éphémères à la fin duquel la larve regagne la surface de l’eau, se libère de son ancienne enveloppe, déplie ses ailes précédemment enveloppées dans des fourreaux et s’envole dans le milieu aérien : c’est la subimago (chez les éphémères, fait exceptionnel chez les insectes, une seconde mue adulte a lieu quelques heures plus tard pour libérer l’imago). Ces « nymphes » d’éphémères seraient donc les larves âgées, reconnaissables à leurs fourreaux alaires bien visibles, très souvent de couleur foncée (brun à brun noir) qu’elles portent sur le thorax.

 

Les Trichoptères par contre, connaissent un stade nymphal puisque la larve s’enveloppe dans une capsule rigide, un « cocon » pour se métamorphoser en adulte. Pour celles qui vivent dans un étui, cette nymphose se réalise à l’intérieur de cet étui. La nymphe mature monte ensuite vers la surface pour se transformer en adulte.

 

Les Plécoptères en revanche sont proches des éphémères, la transformation larve-adulte se faisant régulièrement au fil des mues qui ponctuent le cycle larvaire. La larve âgée (que l’on pourrait nommer aussi par extension « nymphe ») rejoint la surface, grimpe le long d’un support émergé (rive, rocher, branche d’arbre dont une extrémité touche la surface, pile de pont, partie émergée des plantes aquatiques,…) pour subir sa mue imaginale et se transformer ainsi en adulte capable de voler, du moins pour les espèces qui peuvent accomplir ce type de déplacement car chez quelques espèces, les ailes sont devenues trop courtes pour assurer le vol.

 

Donc en résumant, et si on en reste bien entendu à ces trois ordres, seuls les Trichoptères montrent un véritable stade nymphal, alors que pour les éphéméroptères et Plécoptères le stade dit nymphal est plutôt une interprétation, ou une facilité de langage, chez les pêcheurs,

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Les 4  grands ordres des mouches naturelles intéressant le pêcheur sont :

 

·        les éphémèroptères ou éphémères (leurs imitations artificielles répondent toutes au montage « araignée »)

 

·        les trichoptères

 

·        les plécoptères ou perlides ou mouches de pierre (les imitations artificielles de ces deux catégories répondent toutes au montage « Sedge »)

 

·        les diptères dont les chironomes, les simulides et les bibionides auxquels il faut rajouter les fourmis ailées.

 

 

 

 

                                              

                                                                       ORDRE DES  EPHEMEROPTERES OU EPHEMERES :

 

                                                                            MOUCHES A DEUX AILES DRESSEES

 

 

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Éclosant pendant pratiquement toute la saison, elles représentent pour le moucheur, l’ordre le plus intéressant dont on retrouve environ 60 espèces en France dans les 5 familles principales parmi les 10 représentées qui fournissent 30 % de l’alimentation des truites.

Ce sont les mouches les plus élégantes dont les deux ailes antérieures sont dressées verticalement au repos (petit voilier dérivant en surface).

Elles présentent deux ou trois soies caudales appelées cerques.

Leur vol est harmonieux et gracieux.

Leur taille varie de 0,5 à 2,5 cm selon les genres.

Elles sont de couleur jaune verdâtre ou brunâtre plus ou moins foncé.

Exigeantes sur la qualité de l’eau, elles se distribuent de l’amont des rivières de montagne à l’amont des rivières de plaine.

Elles ne vivent que quelques jours le temps de se reproduire car ne peuvent se nourrir en raison de l’atrophie de leur appareil buccal.

Les artificielles destinées à les représenter répondent toutes au montage « araignée ».

 

 

                                                                                                Famille des éphéméridés (trois cerques)

 

 Genre éphéméra

 

dont l' Espèce Ephéméra Danica,(mais aussi vulgata, glaucops, linnéata....)

la célèbre mouche de mai ou grande éphémère.

 

 

            De très forte taille (2,5 cm), son corps blanc ivoire devient brun à son extrémité, les ailes sont jaunes vert ou transparentes bleutées.

            Elles éclosent en mai juin dans les rivières de plaine lentes et calcaires essentiellement l’après midi ou en début de soirée entraînant de magnifiques montées.

 

"Au soir, les mouches de mai dansent au-dessus de l'eau le ballet blanc du lac des cygnes, en un tourbillon fragile de dentelles.

L'espace de quelques heures, ces émouvantes éphémères s'aiment, pondent et meurent, guettées puis avalées par les truites et les "meuniers" avides de ce caviar ailé..."
                                                                                                                                    René Fallet

https://www.youtube.com/watch?v=mAxoMSilCIc#t=131.1868503

 

            Une représentation célèbre est la très grosse Panama ainsi que la French Partridge.N°12/10.

 

 

                                                                                                                                                                                          

                                                                  
                                                                                                                                               

                                                                                                   (Famille des potamantidés:3 cerques)

 

                                                                                                   Famille des baetidés (deux cerques)

  Famille la plus important pour les moucheurs car commune dans toutes les bonnes eaux à truites et présente toute l’année.

            Tous les baetidés peuvent être représentés par un montage araignée grise à corps verdâtre plus ou moins foncée et plus ou moins grosse ; parmi les 4 genres centropilum cloéon, procloéon et baetis (dont les olives), ce dernier prédomine.

 

Genre Baetis

 

    - Espèce

 

                        *  Baetis rhodani : c’est la grande olive : Large Dark Olive des anglais : 1 cm,

 

gris verdâtre assez sombre, c’est la plus abondante et surtout la plus précoce qui éclot dès février malgré le temps froid et même neigeux dans les eaux à partir de 4 degrés en cours de journée. Elle se raréfie ensuite en avril pour réapparaître en septembre.

 L’artificielle la représentant est la grande olive, grosse (N°14), araignée griseà corps jaune vert assez foncé, 929 de Devaux Blue Dun.

                                        

                                            

 
 

·        Baetis vermus ou olive moyenne, plus petite 0,8 cm, plus claire dans les gris vert, moins répandue. Elle éclot d’avril à septembre (aval d’Argentat). Elle est bien représentée par l’araignée gris à corps olive moyen, de taille moyenne (N°16), A4 de Devaux.

 

           

·        Baetis Scambus ou petite olive sombre ou Dark Olive des anglais. C’est la plus petite de 0,6 c, la plus foncée des olives, assez répandue de février à novembre dont l’artificielle correspondant est la petite (N°18) araignée grise à corps olive foncé, 922 de Devaux.

 

·        Baetis Niger ou Pumilus c’est l’éphémère bleu de fer, de taille moyenne 0,8 cm, très foncée presque noire, très répandue d’avril à octobre par mauvais temps, elle est représentée par une araignée gris très foncée, de taille moyenne (N°16), S27 de Devaux, Iron Blue Dun, Farfelue de Bresson.

 

·        Baetis Fuscatus ou bioculatus, c’est l’éphémère pâle, Pale Watery Dun de 0,5 à 0,8 cm, gris vert clair qui éclot dans les eaux alcalines de mai à novembre. L’artificielle est une petite (N°16/18) araignée gris clair, 917, 813 ou A4 de Devaux, Tups indispensable, impériale d'Olivier Kite

 

 

 

                                                                                             Famille des éphémérellides (trois cerques)

 

Plusieurs genres:  Torleya, chitonophora....mais surtout

 

Genre Ephemerella

 

                        Espèce : essentiellement Ephemerella   Ignata (ou plutôt aujourd'hui "Serratella") ou olive à aile bleue Blue Winget Olive (BWO), d’assez forte taille (1 cm) au corps gris olive foncé ou brun orangé notamment chez la femelle après la ponte, aux ailes bleutées penchées en arrière.

Elle est très répandue de juin à novembre avec éclosions massives en juillet août dans l’après midi et le soir sous forme de chutes de Spents. L’artificielle est une assez grande araignée rousse à corps brun orangé (N°14), 929 de Devaux, Orange Quill, Rough Olive.

 

                                                                                                             

 

                                                                                               (Famille des Leptophlébiidés: 5 genres)

 

 

                                                                                          Clic      Famille des  Heptagéniidés (deux cerques)

 

Genres: Epeorus, ecdyonurus, surtout heptagénia et rhithrogénia

 

·       Espèce Rhitrogéna haarupi c’est la brune de mars, grande mouche rousse rutilant et  robuste de 1,5 cm, exigeant les eaux pures de rivières de montagne et des cours supérieurs des rivières de plaine où elle éclot de façon massive dès le mois de mars jusqu’à début mai, elle est pratiquement la seule mouche sur l’eau avec Baé tis rhodani

L’artificielle est une grande araignée rousse au corps jaune orangé (N°12/14) 992 de Devaux, March Brown, Wickham’s Francy.

 

 

                                                                                                                   

 

                                                                                                                                                                     

·       Espèce Heptagénia Sulfuréa mouche jaune soufre de 1 cm des cours moyens et inférieurs (Dordogne) de mai à septembre. L’artificielle est la grande araignée jaune N°14.

 

                                                                                                               

 

                                                                                                     Famille des siphlonuridés,oligoneuriidés, polymitarcidés, palingéniidés, amétropodidés, surtout

                                                                                                    Famille des Caenidés ou Caenis (trois cerques), genre caenis et genre brachycercus

                                                           , petite mouche blanche de 0,5 cm, fréquente notamment dans les rivières des Vosges où elle éclot en véritables nuages en juillet août tôt le matin et le soir. Petites artificielles blanc sale N°18, cul de canard, French tricolore claire de Bresson.

                                 

                                                                                                                                    

                                                                                                                                     

                                                                      

 

Ordre des TRICHOPTERES(ailes poilues)

 

                                                                                       Les Trichoptères OU MOUCHES A 4 AILES EN TOIT

 

 https://vimeo.com/90025213

 

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                                                                           Clic   

 

 

Il s’agit, après les éphémères, de l’ordre de loin le plus intéressant pour le moucheur à tous points de vue ; au regard des 16 familles dont les phryganidés  parmi lesquelles le genre phryganéa, on peut en rencontrer 460espèces et sous espèces en France dénombrées en février 2011 qui représentent 36 % de l’alimentation de la truite, et les rivières où elles sont abondantes comme la Loue, la Traun en Autriche, les rivières d’Australie ou de Nouvelle Zélande produisent beaucoup de grosses truites.

Leur vie larvaire peut durer jusqu'à 11 mois mais l'adulte (imago= image de ses partents)vit de 1 à un maximum de 60jours

            Peu regardantes sur la qualité de l’eau, ce sont des mouches ressemblant à un papillon de nuit avec 4 ailes opaques repliées au repos en toit de chaque côté du corps.

            Leur vol est lourd et gauche.

            Leur taille moyenne est de 1,5 à 2 cm avec de longues antennes et pas de cerque.

            Elles sont de couleur terne, roux, brun ou gris, très répandues mais seulement à partir de la mi-mai notamment dans les rivières calcaires de France Comté.

            Elles éclosent en cours de journée par temps tiède et couvert et au coup du soir très tard après les éphémères.

            Les gobages sont bruyants sur des imagos qui nagent en surface vers la rive en faisant un sillage et l’on peut pêcher aval en laissant draguer l’artificielle sans nécessité de ferrer.

            Les trichoptères n’ont pas de stade subimago et l’imago vit bien plus longtemps que l’éphémère (un mois).

           

En pratique, seules trois espèces sont intéressantes pour le moucheur :

·        La grande phrygane rousse   (répondant en fait à plusieurs espèces) qui est très répandue tout particulièrement en Franche Comté représentée par un grand sedge roux dénommé "gloire de Goumois",

·         Le grand  trichoptère gris  ou odotoncérum albicorne, qui apparait mi mai   et dont seule la femelle est de couleur gris  argent, alors que les mâles sont bruns, est à l’origine d’importants " coups du soir" sur les rivières calcaires de l'est de la France, notamment sur la Loue en juillet aout!Sur les torrents de montagne plus frais, on les retrouve de mi juin à septembre!Il est imité par un grand Sedge gris: Reine de Cademène, Silver Sedge ou Grey Sedge des Anglais :

 

 

 

                                                                                          Clic  

 

·        la petite phrygane foncée, brachycentrus subnubilus, grannome des anglais ou  cul vert

                                                                                                                         

 

qui éclot dès avril avec les premières feuilles en cours de matinée dans les courants de bordure aux pierres moussues notamment dans le Limou-sin, les Pyrénées, la Normandie et qui se fait plus rare fin avril lorsqu’apparaît Bibio Marci : représentée par un petit Sedge foncé avec un tag vert au moment de la ponte

 

         

 

  

 

                                          LES PLECOPTERES(ailes pliées) OU PERLIDES OU MOUCHES  DE PIERRE ou PERLES 

 

                                                                                            A 4 AILES A PLAT

                                                                  https://vimeo.com/90024767

 

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 *Stone Flye des anglais(ainsi baptisée lors de la première description de son imitation par Dame Juliana Berners en 1496), encore appelées simplement Perles (nom d'abord donné par ALDROVAND e 1638, aux libellules, vraisembablement à cause de leurs yeux gros et brillants, il a été résergvé aux vraies perles par GEOFFROY en1764 selon REMY PERRIER dans "La faune de Fane en 1923) cet ordre comprend 8 familles  pour 150 espèces  représentant 10 % de l’alimentation des truites ;

  *très exigeantes sur la qualité de l’eau, elles ont une vie larvaire de 3 ans maximum mais l'adulte ne vit qu'un mois! Elles ressemblant aux trichoptères, leur vol est lent et gauche,

 *leurs 4 ailes au repos se replient à plat au dessus du corps. Elles sont de couleur gris brun et éclosent toute l’année et peuvent être de très grande taille comme:

 

                                    

                                                                                        

·    Dichronas cephalotes  dite grande Perle , qui peut faire plus de 3 cm ; brun jaunâtre elle éclot de fin  mai à fin juin partout mais notamment sur le Desssoubre et la Haute Loue où elle est appelée "Taquet" imitée par un grand Sedge roux.

 

                   ·       Nemouréa cinerea dite petite Némoure de moins de 1 cm brun noirâtre qui éclot dès le mois de mars à la mi journée sur les rivières de montagne en bordure des courants boisés à pierres moussues ; elle accompagne ainsi en tout début de saison Baetis Rhodani, brune de mars et Bibio Johanis et disparaît fin mai, imitée par un petit Sedge foncé (Early Brown, Mistigi N°14)

 

·    Taenioptérix Nébulosa   dite petite Perle grise, , Fébruary Red (rousse de février) ou Violette des quais aux trois derniers segments de l'abdomen marron roux

 

                               

 

                                                                                                       Clic  

 

 de moins de 1 cm qui éclot sur le coup de midi et s’envoie comme un concorde sur les rivières lentes de fin janvier jusqu’à début avril, abondante en  février et  bien représentée par le petit sedge gris de Bresson.

 

       

 

                                                                                    LES DIPTERES

 

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C’est un ordre immense chez qui seules les ailes antérieures sont normalement développées. certains sont aquatiques, typiques des cours moyens et bas des rivières, d’autres terrestres mais susceptibles de tomber en surface et donc d’être gobés par les poissons moucheurs.

 

Les mini moucherons : aquatiques de 2 à 5 mm, gris clair à noir, ils fréquentent les eaux dor-mantes comme les torrents de montagne dès le début de la saisons. Ils sont très intéressants pour le moucheur car ils sont sujets à des éclosions très prolongées durant parfois toute la journée même en début de saison mais également plus tard et intéressent aussi bien les grosses que les petites truites.

      Clic     les chironomes : dont il existe 400 espèces sont présents du début à la fin de

saison dans toutes les eaux douces plutôt calmes et envasées notamment du Dauphiné, du Massif Central et de l’Ardèche. Leur larve est le ver de vase. Ils rappellent le moustique mais n’ont pas de trompe piqueuse et éclosent au coup de midi en début de saison et très tard l’été. C’est le Midge des anglais : il intéresse les poissons moucheurs de deux façons.

                       

                               * à l’état de nymphe, lorsqu’elle dérive verticalement juste sous la surfa-ce : l’imitation est le Midge Pupa, le Buzzer, la nymphe de Guy PLAS ou la Bm 6 de De Charrette

 

                                                                    

 

                               * à l’état d’imago dont l’imitation est la toute petite Palmer (22) ou les adult Buzzer

                                                                

 

·        les simulides dont il existe 30 espèces en Europe. Elles ressemblent à de petites mouches, ceux sont les Smults (saletés) des Anglais dont les femelles sont piqueuses, les gobages survenant surtout sur les imagos morts. Les imitations sont de petits palmers ou la SP 4 de De Charrette.

                                                             

Les moucherons sont les Bibionidés qui n’ont rien d’aquatique

 

·        Bibio Marci ou mouches de la Saint Marc (25 avril) : ils ressemblent à une mouche de maison de 9à 14 mm qui éclot d’avril à mai en éclosion très brève. L’imitation est la grande altière.

                                                       

 

·        Bibio Johanis ou mouche de la Saint Jean (8 mars), c’est le Black Gnat des Anglais qui ressemblent à une petite mouche de maison de 6 à 8 mm au vol très mou. Très commun au printemps puis de la mi août à fin septembre, il tombe sur l’eau certains jours,lourds et orageux et il est parfois le seul insecte de surface ; les truites des rivières crayeuses les prennent avidement avant les éclosions de mouches de mai et les préfèrent souvent aux mouches aquatiques en fin de saison. L’artificielle est la petite altière ou la 428 de Devau

 

LES FOURMIS AILEES

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       Ordre des hyménoptères famille des forrmicoïdés. Il y en a 75000 espèces marrons et noires  de taille variable, les grosses noires sont les plus fréquentes et les plus prises à partir de mi août sous les arbres par journée chaude et humide après la pluie qui a ramolli la terre permettant la ponte. Elle est parfois le seul insecte pris en surface, au mépris des autres éclosions, lorsqu'elle apparaît de façon massive. L’imitation est la fourmi 16 à 20

 

Dans ces sociétés, il y a différentes "castes" de fourmis : les femelles (reines), les mâles les ouvrières et les soldats. Celle que l’on rencontre tout le temps sont les ouvrières. Tout au long de l’année, les fourmis n’ont pas d’aile, mais, une fois par an (généralement en août en Europe), certains œufs donnent naissance à de nouvelles femelles et à des mâles qui ont des ailes et qui sont souvent plus gros que les ouvrières. Après l’accouplement, les mâles meurent rapidement et les femelles (reine), grâce à leurs ailes, partent seules fonder une colonie dans un endroit de leur choix :  elles perdent alors leurs ailes   et  pondent des œufs  Un seul accouplement  suffit à une femelle  pour pouvoir pondre toute sa vie qu’elle passera dans la même fourmilière!

                                                                                                           

 

La tipule est un diptère que les moucheurs classe par simplicité mais efficacité parmis les insectes terrestres, les oeufs sont pondus sur le sol, qui si transforment en asticots creusant des galeries dans la terre, l'asticot devient toujours sous terre une nymphe qui se transforme encore une fois sur la terre ferme en l'insecte adulte avec ailes et longues pattes, donc on ne peux pas parler d'emergente (chose qui passe du liqude à l'aérien)mais juste de transformation ou envole.

 

 

                                      

  LES MOUCHES ARTIFICIELLES  
 
                                    
 
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       PRINCIPE

 

                                                                              

Une mouche artificielle est représentée par un hameçon sur lequel est enroulée une plume de coq ou Hackle, dont les barbes hérissées font flotter l’ensemble en suggérant un insecte de surface, le plus généralement de tonalité dominante grise ou marron à corps jaune verdâtre afin de tromper le poisson convoité.

 

                                                                                                                      CONSTITUANTS

 

L’hameçon doit être bien trempé, cassé au besoin et non plié. Fin de fer à hampe assez longue avec une pointe acérée fine et un ardillon discret proche de la pointe, l’œillet doit être bien fermé, tourné vers le bas et non obstrué par le vernis de finition. La taille répond à l’échelle de Redditch, fonction de la distance d’ouverture hampe pointe : le N°10 est un gros hameçon, le N°20 est un tout petit.

 

            Hackle : c’est une plume d’un coup de coq représentant les pattes et les antennes.

 

·        le roux est facile à trouver ainsi que le blanc qui par teinture amène à d’autres couleurs, le noir naturel est moins fréquent, le gris le plus utile est rare et cher.

·        le Coch Y Bondhu est roux à base et pointe noires

·        le blaireau a le centre noir et la périphérie jaune pâle

·        le chinchilla blanchâtre et barré de gris, s’appelle également grizzly ou coucou.

 

Tous ces hackles mélangés sont très recherchés.

 

De multiples plumes peuvent être utilisées comme Hackle, nous ne citerons que les cul de canard, les plumes de canne … ainsi que de multiples autres matériaux.

 

           Le corps : sa représentation n’est pas capitale. Dans les jaune verdâtres, il peut être simulé simplement par enroulement du fil de montage autour de la hampe.

 

          Les ailes renforcent la ressemblance mais elles peuvent être difficiles à monter, alourdissent le montage et risquent de faire vriller le bas de ligne.-

 

          Les Cerques simulant la queue des insectes participent à la flottaison mais peuvent présenter des problèmes d’équilibrage, et d’engamage pour le poisson!

 

 

                                                           IMITATIONNISTES ET PRESENTATIONNISTES

                                                                         

              A priori, il  semble logique de vouloir offrir au poisson une réplique aussi proche que possible de l’insecte naturel :

 

C’était en tous cas la théorie de l'imitationniste Halford,

pêcheur de génie et théoricien magistral défenseur de la"mouche exacte" mais qui eut le tort à terme d’en faire un véritable dogme d’un rigorisme excessif, considérant comme une hérésie l’idée de pêche de l’eau avec un modèle d’ensemble alors que ses imitations  prétendues exactes avec  leurs 4 ailes en plume s’éloignaient beaucoup de la délicatesse et de la légèreté de l’insecte naturel qu’il définissait d’ailleurs à l’aide de notions entomologiques assez confuses !!

Depuis, l’école anglaise imitationniste systématise, s’attachant à reproduire les  nuances d’une nature pourtant si fantasque ! "Les mouches artificielles britanniques sont des objets d’art, des pièces de vitrine qu'on expose, qu'on encadre, qu'on photographie, qu'on baptise de noms très distingués de docteurs et de généraux !"

 

Lors du développement de la pêche à la mouche en France, bon nombre de pêcheurs remarquables adoptèrent ses idées , mais sans rigorisme !Ainsi Albert Petit et L de Boisset qui crée avec l’aide du grand monteur G de Chamberet une série d’artificielles en progrès incontestable sur celles de Halford mais admet et propose même des modèles d‘ensemble!

 

 

L'école Française présentationniste:

En fait, l’expérience notamment « des moucheurs professionnels » qui ont, avant la loi Guillon, vécu de leur pêche, en utilisant seulement 1 ou 2 modèles d’artificielle « génériques », tels le père Simonnet ou Henri Bresson,  semble démontrer que dans l’immense majorité des cas un montage d’ensemble simple négligeant les détails et rappelant seulement l’aspect général de l’insecte naturel, flottant bien et facilitant une bonne présentation, est d’une efficacité redoutable 

L'école présentationnistes'attache donc elle à l'allure générale, au comportement, au volume,  à la transparence (la "hyalinité" de P Miramont), "elle se targue d'impressionnisme et naquit a bord des rivières Franc-comtoises, pas très loin de la Loue et de son miroir d'Ornans qui inspira  Courbet né à Ornans et modèle des futurs impressionnistes! Point de lignée aristocratique pour ces créations du diable nées du génie des braconniers romanichels, du gros bon sens des paysans locaux.Ces utilitaires portent des noms simples de terroir: la tricolore, la peute, la mistigri, la sauvage, la paysane, la farfelue, la cul de canard..elles sont faites de plumes de coq gaulois ou de poules rousses, de restes de plumées de perdrix et de bécasses, de sous poils de sanglier, voire d'une pincée de poils d'âne ou de vieux chien miteux, comme leurs cousines normandes ou bretonnes! Tout le contraire des belles anglaises aux matériaux rares et précieux, raides comme des ambassadeurs dans leur costume empesé!"

 

Avec la complicité de Tony Burnand, Charles Ritz allait s'en donner à coeur joie: "C'est entendu, il y a les pêcheurs entomologiste de la mouche exacte que ça passionne comme d'autres sont passionnés par les timbres, eux aussi éphémères. Mais ce n'est pas pour ceux-là que nous écrivons... Oserons-nous toucher au plus vénéré des objets du culte, oserons-nous porter la main, nos mains profanatrices, sinon absolument, sur le pur joyau de la mouche excate? Nous allons l'oser, et même délibérément sans avoir aucunement l'impression d'être des pirates, mais avec la conviction, bien au contraire, de devancer un peu les événements, l'évolution inévitable. Un pêcheur moyen qui va de trente à cinquante fois à la pêche chaque saison peut difficilement être un entomologiste et s'y reconnaître dans les espèces d'insectes dérivant sur l'eau, il n'a ni le temps ni l'envie d'apprendre à se débrouiller, il veut prendre du poisson. Avec vingt mouches bien choisies il y parviendra à coup sûr. 8 fois sur 10 le refus de la mouche est dû à une faute de présentation. Les truites ne s'arrêtent généralement pas à des détails de teinte, ce qui les attire ou rebute, c'est la silhouette générale, la taille d'ensemble, la transparence, et SURTOUT, SURTOUT, la bonne présentation, c'est-à-dire une allure vraisemblable, un point de passage ou de chute vraisemblable, une position sur l'eau vraisemblable, enfin une dérive, une descente naturelle et vraisemblable."

 

Pour les présentationnistes qui suivront, tels JP Pequegnot, Henri Bresson , le "Sorcier" de Vesoul ... la « bonne manière » avec des modèles d'ensemble vaut dix fois mieux que la bonne mouche, la maîtrise de la présentation dix fois mieux que l’attrait des détails du modèle proposé!!

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 Comme souvent, c’est entre ces deux tendances que se situe fréquemment le juste milieu au bord de l’eau comme le  fait remarquer Raymond Rocher  pour qui la pêche de truites affamées de début de saison s'accommode très bien d'un modèle d'ensemble alors que de bonne imitations s'avèrent indispensables au succès dans les conditions difficiles de poissons éduqués et sélectifs  dans des lisses très clairs.....

 

mais quoi qu’il en soit, un certain nombre de modèle sont incontournables, et qu’il s’agisse de mouche exacte ou de mouche d’ensemble, ils doivent figurer absolument dans la boîte du débutant.!

 

 

 

LES MODELES

 

            Le Sedge imitant trichoptères et plécoptères, ces artificielles sont incontournables et de plus faciles à monter avec une seule collerette de Hackle de coq, deux ailes en toit de plume plus longues que le corps et parallèles. Mieux encore le remplacement des ailes par un pinceau de fibres parallèles au corps avec autant de fibres au dessus qu’au dessous de la hampe, aboutit à un montage de Preskaviek.moins figuratif mais encore plus efficace, excellent pour pêcher l’eau en cours de journée le long des berges sous les arbres et bien sûr au coup du soir, 4 grands types de Sedge suffisent, deux grands modèles pour le coup du soir et deux petits modèles pour le début de saison.

            Le grand Sedge roux type 420 de Devaux, Universelle de Ragot, Gloire de Goumois en 12/10, figurent les grandes phryganes rousses et mêmes les grandes perles.

 

                                                                                                            

                                                                                                                        

                                 

            Le grand Segde gris type Reine de Cademène ou Silver Sedge des anglais en 10/12 représente Odontocérum Albicorne.

 

                                                                                                                                                   

                                                            

            Le petit Sedge très foncé genre Mistigri N°16 représente Brachycentrus Subnubilus (avril) et les petites Némoures (mars, avril, mai).

                                                                                                                           

                         

            Le petite Segde gris de Bresson représente en 14/16 Taenioptérix Nébulosa,  Fébruary Red de janvier à avril.

 

 

                                                                                                                       

 

                                     

 

             L’araignée imite les éphémères, principales cibles des poissons moucheurs tout au long de la saison, la « mouche classique » des imitationnistes doit comporter un corps bien constitué, des cerques figurant la queue, deux ailes verticales et un Hackle de soutien figurant les pattes, chacun de ces éléments d’une couleur la plus proche possible de celle des insectes naturels. Il existe donc dans le commerce, une multiplicité de modèles imitant aussi bien la mouche de Mai que les baétidés dont les différentes olives, les ecdyonuridés et autres éphémérellides en taille 14, 16, 18. La collection Devaux satisfera le plus exigeant (91, 929, A4, S27  - 813 …)

ainsi que les modèles anglais Rough Olive, Orange Quill, Tup’s indispensable … mais ces modèles classiques imitationnistes ont été très simplifiés par les professionnels en particulier par suppression des ailes qui font vriller le bas de ligne et le père SIMONNET de Champagnole a fait toute sa carrière (et quelle carrière !) avec seulement deux modèles d’araignée sans aile une rousse et une grise .

 

 

                                                                                                                                                                                  

 

            * les cerques eux mêmes entravent la pénétration dans la cavité buccale et l’équilibre de la flottaison même s’ils sont courts et inclinés vers le bas avec alors défaut de présentation d’où leur suppression également au profit … de Hackles supplémentaires enroulés tout le long de la hampe avec alors un montage qui finit par s’éloigner totalement de la mouche classique imitationniste pour aboutir au montage Palmer ou chenille.

           

            Le montage Palmer ou chenille : c’est le montage d’ensemble par excellence cher aux présentationnistes, très meurtrier. De conception assez ancienne, développé en 1930 par Ragot, il faut consacré un peu plus tard par Henri BRESSON, virtuose de Vesoul à travers sa French Tricolore associant trois Hackles de couleur différente toujours dans les gris roux noir, enroulés tout le long de la hampe.

            Sans aile, elle ne vrille pas.

            Sans cerque, elle est bien engamée.

            Flottant très haut, elle est équilibrée et l’hameçon reste caché dans le Hackle, la présentation est parfaite avec un bas de ligne qui ne touche pas l’eau à proximité de la mouche mais fait un petit « pont ».

 

                                                      

                                                                                                                                              

 

                                                                                                                            

 

 Ce montage est simple, facile à réaliser, solide, bien visible haut sur l’eau, quasiment insubmersible, modifiable à l’infini en fonction de la taille de l’hameçon et des différents mélanges des différentes couleurs des Hackles. Il ne représente absolument rien d’existant mais évoque manifestement pour le poisson « quelque chose de bon à manger » ; clair ou foncé, gros ou minuscule, il peut aussi bien attirer le poisson gobant des éphémères de l’énorme mouche de Mai au minuscule Caenis, des trichoptères, des moucherons et des mini moucherons.

Il est parfait pour la pêche de l’eau et sur les courants rapides, c’est dire qu’il ne peut être absent de la boîte à mouche du débutant.

 

Sedge, araignée, Palmer sont les trois modèles fondamentaux à posséder absolument.

 

 

            La Peute commercialisée par Henri Bresson qui la tenait d’un romanichel, constituée de l’enroulement très facile d’une seule plume de flanc de canne, elle représente une chose informe blanc grisâtre carrément moche (Peute signifie moche en Franc Comtois) cette chose qui comme le Palmer ne ressemble strictement à rien est un modèle d’ensemble susceptible de faire des malheurs face au poisson qui gobe des Sedges, des émergentes (lorsqu’elle est mouillée) et qui affole en petite taille très blanche les ombres difficiles de la rivière d’Ain ; elle est donc à rajouter aux trois modèles précédents car susceptible d’être essayée avec succès en tous temps et en tous lieux.

 

                                                                                       

 

 

 

            Le cul de canard originaire de Vallorbe dans le Jura Suisse, représenté par l’enroulement de plumes de croupion de canard particulièrement légères et duveteuses, il se pose avec une douceur extrême, frémit sur l’eau au moindre souffle pour être pris sans problème en petite taille par les poissons gobant des caenis, en plus grosse taille par les poissons visant les éphémères ; mouillé, il est pris comme les émergentes et a le don de stimuler dans tous les cas truites et ombres même difficiles. Là encore, il s’agit d’un modèle ne ressemblant à rien mais efficace à posséder en plus des 4 précédents.

 

                                                                                                                             

 

            L'oreille de lièvre,

*informe, elle représente une nymphe de "tout et n'importe quoi",

*susceptible de pêcher au fond lorsqu'elle est casquée plombée, et

*en surface lorsqu'elle ne l'est pas,elle est alors, dans son imitation d'émergente, d'une efficacité "redoutable" louée par la majorité des palmistes en sèche, mais également en noyée ou nymphe!!

                                                                                                                

 

*C'est le "prototype" de l'imitation d'ensemble!

 

                                                              

            La fourmi ailée (ou non)  : elle représente un montage particulier imitationniste cette fois puisque la fourmi ne ressemble à rien d’autre et que par les lourdes journées de fin août, elle est parfois la seule à intéresser les poissons moucheurs. Noire ou rouge, petite ou grosse(18 à 14), elle doit figurer avec son abdomen renflé et ses deux ailes en V dans la boîte sous peine de « bredouille aoûtienne » les jours « avec ».

 

 

                                                                                                                                                                               

 

            Le Spent : là encore, il s’agit d’un montage assez imitationniste puisqu’il doit figurer les imagos d’éphémères femelles mortes après la reproduction et qui tombent à la surface, ailes écartées à plat. Ce sont en effet parfois les seules mouches prises au coup du soir à défaut desquelles la bredouille est assurée ce jour là.

Le montage représente donc une araignée simple avec deux ailes à plat de part et d’autre de la hampe, c’est la Lunn’s  Particular du commerce.

 

                                                                                            

 

 

LE CHOIX DE LA MOUCHE

 

Tout ce qui précède peut paraître bien ardu au débutant qui doit choisir sa première mouche au bord de l’eau.

 

Il doit se rappeler en premier que la valeur de la présentation l’emporte toujours sur la qualité esthétique de la mouche elle même et qu’avant d’encombrer sa boîte d’innombrales modèles, il doit ne pêcher qu’avec quelques mouches « passe partout » en apprenant surtout à soigner sa présentation (n’est ce pas Mr SIMONET ?).

C’est dire qu’une araignée grise à corps jaune N°14, une French Tricolore de Bresson ou un Sedge en taille moyenne, feront l’affaire dans l’immense majorité des cas en sachant que plus les eaux sont basses, claires et calmes, plus les mouches doivent être légères et menues.

                                                                      

En second lieu, une mouche qui a du succès doit être bien sûr conservée, une mouche qui ne marche pas doit être changée

·        après avoir vérifié que le refus n’est pas dû à un défaut de présentation : poser trop brutal, mauvaise tenue de la mouche, trop gros bas de ligne.

·        En sachant que c’est presque toujours la taille de la mouche qui est en cause et qu’il faut modifier en premier.

 

 

Dans les conditions normales

·        s’il y a plusieurs sortes d’insectes sur l’eau, le poisson peut prendre indifféremment l’un ou l’autre et monter sur un peu n’importe quelle mouche bien présentée.

·        si le poisson n’a pas très faim, s’il y a sur l’eau une seule sorte d’insecte ou une sorte prédominante, s’il y a une descente de « mouches noires » (bleu de fer, fourmi, moucheron) souvent préférées à toutes les autres, ou si l’un est au coup du soir, le poisson pourra être plus sélectif et c’est alors qu’il faudra affiner son choix et ne pas hésiter à devenir alors un peu plus « imitationniste » : une truite éduquée qui monte sur un seul type d’insecte sera toujours plus facile à prendre avec un modèle se rapprochant de l’insecte du moment c’est évident ; bombarder obstinément avec un gros Sedge une truite qui monte sur des fourmis serait bien sûr une hérésie.

Il est des rivières, des saisons, des poissons plus ou moins difficiles et si une seule mouche d’ensemble peut suffire pour pêcher au printemps un torrent de montagne pauvre en nourriture dont les truites sont affamées, cette même mouche risque d’être insuffisante pour prendre un poisson éduqué en pleines eaux basses d’été sur un miroir du Tarn ou une gravière de l’Ain ; dans ces conditions difficiles, une bonne imitation sera bien sûr préférable toujours à la condition d’être bien présentée.

 

Le simple bon sens doit réconcilier, au bord de l’eau, partisans de la mouche exacte et partisans de la mouche d’ensemble sous peine de voir le poisson sanctionner lui même les entêtés.

 

                                                                                                     RECAPITULATIF

 

                                                                                                                  ***************

      De l’étude entomologique  il ressort qu’il y a bien seulement une quinzaine de mouches naturelles qui intéressent vraiment en priorité le poisson et donc le pêcheur à la mouche

      L’analyse des artificielles destinées à les imiter amène à réaliser que, si l’on n’entre pas trop dans les détails, et que l’on désire simplifier, 9 modèles peuvent

à l’extrême suffire à les représenter toutes.

 

 

   C’est ce qui ressort du tableau ci-dessous :

                                                   

                                   

         

 

 

                   On  constate en effet que le montage ARAIGNEE peut représenter tous les éphémères, le SEDGE tous les plécoptères et trichoptères, et qu’il suffit            alors  de rajouter à ces deux montages la fourmi, le spent, la peute, l’oreille de lièvre,  le cul de canard, le buzzer et l’altière pour faire face avec             avec  seulementnt  9 montages à toutes les situations.

 

                       En sachant que le montage PALMER peut remplacer à lui seul araignée, sedge, diptères ;

                            C’est seulement 6 montages qui peuvent alors suffire à constituer la boîte à mouches. :

                        

                                               Palmer – Fourmi – Peute –Oreille de lièvre- Cul de canard – Spent

 

 Ces mouches sont faciles à monter et  leurs  fiches de montage sont à votre disposition ,il vous suffit d'ouvrir le lien ci dessous

 

                                                                    

                                                                            Je veux accéder aux fiches de montage

 

                                                

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En définitive, on peut, au fil des saisons, dresser un tableau  des mouches naturelles qui intéressent le poisson et en parallèle des artificielles correspondantes qui permettront au pêcheur à la mouche de mettre les meilleures chances de son côté !!

 

 

 

 

                       

 

                                                                                                       

 

                                                                                           

 

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