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Fiches de montage. Point
ne se conçoit de site de pêche à la mouche sans une rubrique montage de mouches!!! Or,
ces rubriques sont légion, toutes plus belles les unes que les autres,
Michel Flenet : le "champion du monde" de montage

JP Dessaigne: montage également 
Mon
propos n'est donc pas de concurrencer ces excellentes productions, ni même simplement
de les imiter, quel intérêt....ceux auxquels elles apportent ce qu'ils cherchent
n'ont pas besoin
de nous!! Je
me suis cependant avisé que , lors de mon éducation de pêcheur à la mouche tout
débutant, j'ai trouvé faciles et pratiques les documents les plus simples et
les plus schématiques qu'il me fut donné de consulter..en tout premier le
petit fascicule de
Audouys et JL.Pelletier: "je monte mes mouches en 15 leçons ",(SEDETEC
1972) petit chef d'oeuvre de simplicité et de sobriété dans les illustrations,
qui date et devient difficile à trouver, ( mais il existe aujourd’hui quantité
d’excellents ouvrages traitant du sujet, du plus simple au plus sophistiqué),
puis les "fiches" que je griffonnais dans un petit carnet lorsque je
trouvais une "recette" intéressante, sous forme de schémas, simples
autant qu'inesthétiques mais précis et qui le jour venu me prendraient par
la main pour guider mes gestes pas à pas avec la précision que j'avais du mal
à extraire des documents plus prestigieux et décoratifs!! C'est
cette nécessité pour moi de simplifier la présentation au profit de la précision
d'un schéma "spartiate" pour mener à bien mes montages de débutant qui
me pousse
aujourd'hui à vous offrir ces fiches très simples de montage des principaux modèles
de mouches sèches que n’importe lequel des débutants, même aussi maladroit que
moi à mes débuts, pourra suivre
aisément pour monter avec un minimum de matériel les principales artificielles.. !ET
surtout qu'il soit bien compris la chose suivante: Il
y a deux façons d'envisager le montage des mouches artificielles...non, pas la
bonne et la mauvaise...je reprends....il y a deux" bonnes façons": *Celle
du pêcheur qui consiste à monter une artificielle destinée à piéger le poisson
et à laquelle on demande simplement de lui évoquer quelque chose de "bon
à manger"......ce qui impose certaines qualités de "vraisemblance"
par rapport à sa nourriture habituelle: silhouette,taille, couleur,densité.....toutes
caractéristiques "générales" qui peuvent la plupart du temps ignorer
les "détails"et l'esthétique parfaite....et permettent des montages
réalistes simples, qu'ils soient "génériques" ou même qu'ils soient
plus "exacts"selon la mouche du moment *Et
celle du monteur de concours qui consiste à monter une artificielle destinée
à pièger.....le jury...qui n'est pas constitué de poissons!!Il s'agit la d'oeuvres
d'art parfaitement respectables mais idéalisées, et qui doivent obéir à
certaines considérations de précision du détail, de perfection de réalisation
et d'esthétique....dont il n'est pas certain que le poisson se soucie vraiment....car
les insectes qu'il consomme lors des éclosions ne sortent pas de chez le coiffeur
ni de chez l'esthéticienne, mais plutôt...d'une partie de "jambes en l'air"......pour
cause de reproduction......et sont alors plutôt fripés, les cheveux hirsutes,
les yeux cernés et les jambes en capilotade...,bref..je ne vous fais pas de dessin au
point que JP Comby, plus pêcheur que monteur, parle de pêche
à la......"moche" et
que JP Desaigne, grand monteur s'il en est, écrit: "Je ne monte pas
que des mouches d'exposition, mais également de mouches de pêche" Mouche
de pêcheur, mouche de concours..c'est donc bien ...le jour et la nuit...et la
seule vérification "pratique" effectuée sur la mouche de concours par
le jury est d'apprécier l'équilibre de sa flottaison sur la surface d'un
verre d'eau...mais est-il avéré qu'un poisson refuserait un insecte blessé qui
boiterait, marcherait ou flotterait de travers, ou auquel il manquerait une aile?Rien
n'est moins sur, ne croyez vous pas??D'ailleurs la célèbre palmer French
tricolore de Bresson dont vous avez le montage ci dessous (A1) est née d'une double
collerette qui s'est "démontée" en cours de partie de pêche et avec
laquelle Bresson a pris plusieurs poissons de suite, bien que "tordue"...car
il avait la flemme de la changer.....il vous le raconte lui même ci dessous...comme
quoi..!!!
L'analyse
de JY Kerboeuf qui compare les "Anglaises et les "Franc comtoises
" aboutit au même distinguo: Dans
les diverses catégories excellent d'incontournables manieurs de mouche moui11ée,
de mouche dressée' de mouche épuisée se laissant dériver sur I'eau après la copulation
Au sein des coteries et sous coteries s'opposent de grandes tendances, se regroupant
en chapelles et sous chapelles L'école
anglaise imitationniste classifie larves et insectes parfaits ou imparfaits,
grossit, croque systématise en s'attachant à reproduire les nuances d'une nature
pourtant si fantasque. Les mouches artificielles britanniques sont des objets
d'art, des pièces de vitrines qu'on expose' qu'on encadre, qu'on photographie,
qu'on baptise de noms très distingués de docteurs et de généraux.
L'école
française du Sorcier de Vesoul s'attache à I'allure générale, au comportement,
au volume, à la transparence. Elle se targue d'impressionnisme. Par un
singulier hasard, elle naquit au bord des rivières franc-comtoises, pas très loin
de la Loue et de son miroir d'Ornans qui inspira Courbet. Point de lignée aristocratique
pour ces créations du diable nées du génie des braconniers romanichels, du gros
bon sens des paysans locaux. Ces utilitaires portent des noms simples de terroir:
la tricolore, la peute, la mistigri... elles sont faites de plumes de coqs gaulois
ou de poules rousses, de restes de plumées de perdrix et de bécasses, de sous
poils de sanglier, voire d'une pincée de poils d'âne ou de vieux chien miteux,
comme leurs cousines bretonnes ou normandes... Tout le contraire des belles anglaises
aux matériaux rares et précieux, raides comme des ambassadeurs dans leur costume
empesé.
*
Un esprit taquin m'a suggéré d'évoquer les mouches du commerce...destinées
selon lui à piéger....le pêcheur.....et sans aller jusque là, il faut reconnaître
qu'elle sont vendues assez cher, aux alentours de deux euros pièce pour les principales
marques commercialisées en magasin, je ne parle pas de celles que l'on peut
désormais acheter sur internet à des prix défiant toute concurrence, montées en
Afrique ou aux Indes..que je ne "pratique" pas et dont je ne connais
donc pas la "qualité" Et
puis, c'est un tel plaisir de prendre un poisson avec une mouche de sa fabrication...! Les
montages que je vous propose ici sont donc simplifiés au maximum dans cet esprit
et Michel Flenet dit Michou, notre champion du monde..les a validés...et
rassurez vous, il sont tout à fait aptes à séduire les poissons, peut être
autant ou plus que les lauréates des concours, ...c'est bien ce que vous cherchez,
non?? C’est
parti !!
Avant toutes choses, un rappel à propos des
plumes….
*Pour
les béotiens que nous sommes….Les plumes sont constituées d’un axe central
creux à la base, c’est le Calamus, puis plein, c’est le rachis !Du
rachis divergent les barbes hérissées de barbules enchevêtrées,
dans cerrtains cas accrochées les unes aux autres par des petits crochets
dénommés "barbicelles" *Pour
les savants: La plume est un appendice tégumentaire constitué de béta-kératine,
c'est un phanère comme les ongles, un calame corné, garni de barbes et de duvet
à sa base, qui recouvre le corps des oiseaux. Son rôle est de protéger la peau
des volatiles, comme isolant de l'air et de l'eau. Les plumes permettent également
le vol et le camouflage, mais ont aussi une fonction sociale, notamment dans le
cadre de la reproduction : parades nuptiales, distinction du genre..
*Et enfin...ce qu'en
disait H Bresson:
Les plumes c'est comme le bon vin: Les plumes de coq demeurent
un matériau unique et irremplaçable pour la fabrication des mouches sèches.
Je me demande parfois si un produit synthétique pourra un jour rivaliser avec
cette oeuvre de la nature. J'en doute. Toute les tentatives jusqu'à maintenant
sont restées vaines et si, parfois, l'apparence peut faire illusion, la structure
de la plume de coq n'autorise pas à penser que l'on puisse réaliser un jour, artificiellement,
un produit aussi parfait. Le jeu, d'ailleurs, en vaudrait-il la chandelle? Comment
pourrait-on rendre conique chaque barbules, la rendre imperméable, légère, chatoyante
et se bonifiant en viellissant?Il va de soi que pour tout ce qui concerne les
leurres immergés, mon opinion est différente. Mais il y aurait à dire quant à
l'emploi devenu trop systématique, à mon goût, des mouches noyées et des nymphes.
En ce qui concerne les phryganes qui tiennent une grande place dans la pêche
à la mouche, leur confection n'exige pas des matériaux aussi performants. C'est
un concept de fabrication différent dont je vous parlerai une autre fois.
POUR LES HACKLES, TOUT EST AFFAIRE DE TEMPS Pour en revenir aux hackles,
rien ne peut remplacer ce que l'âge et le vieillissement peuvent élaborer. Un
régime bio-chimique sauvera les apparences, apportera une géométrie plus régulière,
une plus grande longueur de montage utilisable, mais il manquera toujours à ces
plumes certaines nuances translucides, certains reflets provoqués tout autant
par l'héritage, la lumière, la saison que par l'âge ou, même, par une amorce de
dégénérescence. Chaque sujet étant, comme tout être vivant, à la fois unique et
différent. Les soins, la nourriture et certains adjuvants hormonaux peuvent toutefois
améliorer le produit sans assurer à coup sûr une parfaite qualité: que de paramètres
fluctuants! La flottabilité ne peut être finalement obtenue que par l'air enfermé
dans la membrane cornée. Chez les meilleurs sujets, cette enveloppe devient plus
fine, plus légère, plus imperméable, étanche, même, dans les meilleurs des cas,
avec l'âge. La plus impitoyable des selections ne peut à coup sûr déterminer que
tel sujet produira un hackle parfait, le meilleur professionnel pouvant s'y tromper.
La plume est-elle trop sèche, elle casse au montage; trop molle, il faudra densifier
ce même montage, ce qui est contraire à l'idée de transparence, de légèreté, de
vie. Elle se mouiilera rapidement et sèchera mal, transformant votre mouche en
objet informe. Vous pourriez me rétorquer, à moi qui ai créé la " Peute ", que
cela n'est pas si néfaste. Oui et non! Mais, içi, nous parlons de hackles pour
dresser une mouche sèche qui doit le rester sans artifices sans graissage.
En opacifiant notre mouche, faute de matériau ad-hoc, nous l'alourdirions , affaiblissant
ainsi la qualité du posé et sa précision. Déterminer qu'un hackle va être excellent,
solide léger et flottant bien, n'est pas évident. La période, le moment ou la
saison, durant laquelle les plumes sont récoltées est également très importante
et variable selon les régions. ON NE FAIT PAS UN GRAND VIN AVEC DE LA PIQUETTE
Ce ne
fut que plus tard que j'appris beaucoup sur les hackles. Certaines nuances n'existent
pas à l'état naturel: il faut les créer. J'ai essayé, tâtonné, appris. La qualité
intrinsèque que la plume est, bien sûr, primordiale: on ne peut pas tricher. je
suis arrivé à trouver des nuances hyalines: pour moi qui suis partisan de l'effet
suggestion, cela me paraît idéal. Mais on ne peut améliorer que ce qui peut l'être,
et, à l'évidence, il est impossible de faire vieillir une piquette dans l'espoir
de la transformer et d'obtenir un Mouton-Rothschild ou un Clos- Vougeot, miraculeusement.
Grace au père Ganzl je possède des hackles d'une exceptionnelle qualité,
vieux de plus de 40 ans. C'est avec ces hackles que je monte la Sauvage. Actuellement
le marché mondial de la plume est assez bouleversé. La qualité est en baisse dans
la mesure où la demande est plus forte que l'offre. Même en payant le prix
fort, on n'est pas certain d'obtenir la qualité indispensable à la fabrication
de bonnes mouches sèches, légères et imperméables. On peut le regretter, mais
c'est un fait.
Henri BRESSON Septembre 1984
************************************
Il existe trois types de plumes chez l'oiseau adulte : Les
pennes: Les
pennes sont plumes les plus longues des ailes et de la queue Il existe deux grands
groupes de pennes, les rémiges et les rectrices.
*les rémiges : plumes de contour des ailes: les rémiges
primaires, prenant appui sur les os des phalanges et du métacarpe, sont les plus
longues et participent à la forme générale de l'aile. Les oiseaux actuels en ont
de 9 à 11 sur chaque aile. Les rémiges secondaires sont plus courtes et insérées
au niveau de l'avant-bras (cubitus). Les oiseaux actuels en ont de 6 (Colibris)
à 38 (Albatros) par aile. Certaines espèces (albatros, puffins et certains canards)
présentent des rémiges tertiaires, au niveau de l'humérus. Les alulas, aussi appelées
rémiges polliciales ou plumes bâtardes sont des plumes plus petites, fixées au
niveau du 1er doigt, et pourraient faciliter le vol à faible vitesse 
*Les rectrices :plumes de contour de la queue Rémiges
et rectrices comportent toutes un axe rigide, partagé en calamus (ou hampe, cylindre
creux dont la cavité est cloisonnée transversalement) qui est proximal et en rachis
(plein mais creusé d'un sillon ventral) qui est distal. Le rachis supporte l'étendard
ou vexillum, composé de barbes portant deux rangées de barbules, les barbules
proximales d'une barbe s'entrecroisant avec les barbules distales de la barbe
voisine, grâce aux barbicelles, petites excroissances crochues des barbules distales
dont sont dépourvues les barbules proximales. 
Les tectrices: ou
plumes de couverture désignent les plumes de duvet (formé de plumes légères dont
les barbes ne sont pas enchevêtrées) et les plumules ou semi-plumes, qui sont
des très petites plumes sur les tarses. Les
plumes de duvet sont de structure remarquablement uniforme chez tous les oiseaux:
une touffe de barbes s'insérant sur un court calamus (rachis réduit ou absent).
Chaque barbe porte deux rangées de barbules lisses, toujours plus développés vers
la base que vers le sommet. Le duvet, très abondant chez les oiseaux aquatiques,
couvre le corps sous la couverture des plumes de contour. Son rôle dans l'isolation
thermique est essentiel. Alors
que rémiges et rectrices portent des barbules accrochées étroitement sur toute
leur surface de l'étendard, les tectrices, plumes de couverture non portantes
présentent des barbes relâchées sur les parties recouvertes par l'empilement des
plumes sur le corps de l'oiseau : les barbules sont plus longues et sans crochets,
à allure duveteuse. Les
filoplumes, qui sont réduites à un rachis filiforme, portant parfois quelques
barbes à son extrémité. Elles sont situées à la base des plumes de contour, se
formant sur la paroi latérale de leur follicule.
Terminologie Les
Barbes: Ce sont de minces lamelles dirigées obliquement de part et d'autres
de la tige cornée (rachis), les barbes supportent les barbules à la façon des
branches d'un tronc. Les
Barbules : Filaments ou courtes lamelles qui permettent de relier les barbes
entre elles, les distales munies de crochets (barbicelle), les proximales pas. Les
Barbicelles: aussi appelées "hamuli". Une barbicelle est un petit crochet
qui permet aux barbules distales d'agripper une barbule proximale  Les
herls: anglicisme qui signifie » barbes » ce sont les barbes soudées entre
elles qui partent du rachis central des pennes des grands oiseaux (paon(vert),
condor, faisan, ...). Ces herls recouverts d'une multitude de barbules sont duveteux
et permettent de monter des mouches au corps duveteux Lorsque le herl est débarrassée
de ses barbules, il devient Le
Quill : anglicisme ou encore rachis d'une barbe (herl) débarrassé des barbules.
Le quill désigne une tige cornée lisse sans les branches qui ont été retirées
ou qui n'existent pas naturellement. On l'utilise surtout pour segmenter le corps
des sèches et des noyées où ses reflets de bleu, d'or et de bronze (paon) feront
merveilles.  
Les
biots sont des barbes cornées très large à leur base près du rachis, souvent
incurvées sur leur axe, très courtes et de forme triangulaire très prononcée (pointue),
très rigides et avec peu de barbules; ils sont implantés sur le bord d'attaque
des rémiges des ailes ou des rectrices de la queue qui est ainsi étroit pour "fendre"
l'air alors que sur le bord de fuite sont implantés des herls beaucoup plus longs!
Les biots ils servent à imiter les corps segmentés!
Les biots de dinde sont plus longs et plus souples que les biots d'oie, et leurs
barbules sont plus longues et plus fournies Les
biots d'oie ou de dinde, permettent de faire: *des
corps de petites mouche façon herl ou quill , des ailes de petits sedges . *.ainsi
que cerques, sac alaire, ailes naissantes et pattes de nymphes, 
La
Vibrisse : C'est un rachis naturellement exempt de barbe et qui ressemble
à un poil ou de la soie rigide. Souvent autour des yeux et au coin du bec chez
les rapaces. Plumes
particulières
Les
hackles: Ce sont de longues et fines plumes particulières issues de la
partie arrière de certaines races naturelles de coqs d'élevage sélectionnés pour
les qualités de leurs plumes, !Les hackles de cou ou
de selle n’ont pas de barbules intermédiaires, et leurs barbes se séparent donc
très facilement lors de l’enroulement du rachis sur la hampe , ce qui les rend
particulièrement aptes à la confection des collerettes des mouches
sèches de différentes teintes: Le
roux est facile à trouver ainsi que le blanc qui par teinture amène
à d’autres couleurs, le noir naturel est moins fréquent, le gris le
plus utile est rare et cher. Le
Coch Y Bondhu est roux à base et pointe noires Le
blaireau a le centre noir et la périphérie jaune pâle Le
chinchilla blanchâtre et barré de gris, s’appelle également grizzly ou coucou.
Tous ces hackles
mélangés sont très recherchés.
Il faut distinguer : *les
hackles de cous, assez courts, plus ou moins larges, et souvent dissymétriques
de formes lancéolées plus ou moins prononcées et  Les
"lancettes"sont des plumes très longues en forme de lance situées juste avant
la base de la queue et à l'arrière des ailes et tombant de « l'arrière train »
des coqs; leurs barbes sont très longues et très nerveuses. On les utilise
pour faire des cerques, des ailes en fibre et des montages de noyées à l'Espagnole,
aussi comme hackle pour les mouches importantes : mouche de mai, gros sedge mais
surtout pour faire des montages à hackles coupés, de plus en plus appréciés pour
la pêche des courants rapides et des rivières de montagne.. Les plus efficaces
semblent être celles des coqs Limousin et Espagnols. .
 C'est
la sélection et le croisement des coqs présentant les plus longues
lancettes qui a permis l'obtention, après de longues années, des
lancettes très longues constituant les saddles (Hoffman, Metz,.Whiting..). *les
hackles de selles = saddles , qui représentent donc l'ensemble des plumes
longues de 20 cm à 40 cm, *étroites
et symétriques car leurs barbes sont assez courtes et toutes de la même longueur,
*qui se trouvent
sur le dos de coqs sélectionnés puis croisés.... *et qui
pendent sur les flancs qu’elles enveloppent comme les quartiers d’une selle sur
les flancs d’un cheval * La
largeur réduite de ces saddles permet de monter des collerettes de mouches seulement
sur hameçons de 14 à 16,...
"....Ces coqs ne sont pas génétiquement modifiés, il n'y a aucune manipulation
de gène qu'on leur implante pour avoir des plumes différentes. Les lancettes très
longues sont obtenues par croisement et sélection. Pour fixer une couleur bien
précise et des coqs ( dans la nature 50% poules et 50% coqs) il faut environ 10
ans. Whiting sélectionne les coqs qui ont des longues lancettes et des longues
plumes de hackles. En se basant uniquement sur ces critères et la couleur il obtient
ces coqs superbes. C'est une question de temps. Sur cette photo on vois l'évolution
des coqs en 15 ans".
Cordialement Jean Paul DESSAIGNE
 Les
petites plumes de bécasse, cane, colvert, pintade, perdrix, sarcelle
... qui ont des couleurs et des dessins intéressants, sont utilisées entières
(aile de sedge notamment) ou en partie.
Les
pelles sont des petites plumes arrondies de l’arrière du corps :on distingue
: * Les pelles de
dos (ou pelles de cape) [/i]souvent de même coloris que les hackles, elles sont
légèrement allongées. Les
pelles d'ailes. Elles sont plus arrondies et souvent plus claires. Elles assurent
la couverture extérieure des ailes,utilisées pour faire des ailes couchées des
sedges ou pour en prélever des barbes qui font d'excellents cerques

Les
« culs de canard » la plume de cul de canard (c.d.c.) sont les plumes
peu nombreuses prélevées autour du croupion au voisinage de la glande uropygiale
qui secrète le liquide dont le canard enduit ses plumes avec son bec pour les
imperméabiliser, elles sont très légères et permettent de monter les célèbres
mouches du même nom dites "cul de canard", spécialité du monteur Petitjean! Les
couleurs naturelles sont : Le gris, le blanc et le beige que l'on nomme aussi
"kaki", non pas pour sa couleur , mais en rapport avec le nom de son propriétaire,
le canard "kaki Campbell" de Hongrie, réputé pour la production de son foie gras.
Cette plume, extrêmement légère, flotte sur l'eau, non pas principalement parce
qu'elle se situe autour de la glande uropygienne, mais de par sa trame. En effet
en examinant de près cette plume, on s'aperçoit que les barbicelles, normalement
en forme de crochets, ce qui leurs permet de se fixer les unes aux autres, sont
dans le cas de la plume de c.d.c en forme de filaments entremêlés, ce qui donne
l'aspect d'un filet qui emprisonne une quantité imposante de bulles d'air.
 On
raconte que, vers 1920, deux pêcheurs et fabricants de mouches artificielles
suisses, Maximilien Joset de Courtfaivre et Charles Bickel de Vallorbe, confectionnaient
des artificielles en utilisant ces plumes qu'ils enroulaient sur l'hameçon après
avoir réalisé un simple corps en soie ou en raphia. Elles étaient destinées à
pêcher les truites et les ombres des rivières suisses mais aussi en Franche-Comté,
dans le Jura; elles étaient très connues sur les berges du Doubs, à Goumois, comme
le raconte Jean-Paul Pequegnot. Il
semblerait que le premier monteur qui ait utilisé le terme " Cul-de-Canard "
soit le fabricant de Vesoul bien connu, Henri Bresson. 
Aux débuts des années 1950, le " Sorcier de Vesoul" - c'est son
surnom - aurait commencé à fabriquer des mouches artificielles en remplaçant les
hackles de collerette traditionnels par une ou deux plumes de " Culde-Canard"
rabattues en cône ou demi-cône sur un corps en herl vert, orange, carmin, jaune...
En 1970, Aimé Devaux, fabriquait des artificielles avec hackles
et plumes de " Cul-de-Canard " mélangés. En
1983, le monteur slovène Maryan Fratnik, utilisait les pointes de ces
fameuses plumes pour suggérer des ailes. En 1988, Jean-Marc Chignard,
qui venait de racheter la marque" Colombier ", avait le besoin impératif
de compléter sa collection et décidait de fabriquer, lui aussi, des mouches "
Cul-de-Canard " de façon traditionnelle mais avec une amélioration: le corps était
également en" Cul-de-Canard ". Deux
années plus tard, les mouches Petitjean voyaient le jour car en 1990,
Marc Petitjean s'est installé monteur professionnel et depuis cette
date, il n'a cessé d'améliorer sa production qui compte à l'heure actuelle des
centaines de modèles C'est donc
40 ans avant Petitjean que H Bresson a baptisé le premier les plumes "culs
de canard", expression qui par extension a ensuite désigné
les mouches ainsi montées!
********************* Certaines
plumes sortent de l'ordinaire, en dehors de leurs particularités de
couleurs, de formes ou de dessins. A titre d'exemple l'une des premières rémiges
primaires de la bécasse est atrophiée et constitue un petit plumeau très fin et
très rigide. Cette plume ,appelée alula, était très recherchée par les artistes
d'autrefois pour les détails de leurs toiles, et demeure encore aujourd'hui comme
une forme de "trophée" pour les bécassiers. Elle a conservé ce nom de "plume du
peintre" On
trouve, bien sûr, une multitude de plumes différentes selon l'endroit du corps
de l'oiseau d'où elle proviennent, mais également selon les espèces et les sélections. ************************************ Les
cous les plus réputés: sont les cous Hoffman et Metz Américains, les cous
du Limouzin , Français, gris cendrés qui donnent d'excellentes pelles, les cous
du Leon (Espagne) dont les plumes de coqs Pardo ou Indio possèdent des reflets
extraordinaires qu'il est impossible d'obtenir en important et en élevant ces
coqs ailleurs dans le monde, leurs pelles représentent un summum!! Par mesure
de protection, certaines plumes sont interdites ou introuvables, remplacées par
des "substituts". Les
saddle sont classés par grades en fonction du nombre minimum de mouches
qu’il permettent de monter A
raison de 4 mouches de 14 par plume: 100 plumes= 400 mouches

Grade #3 : minimum 250 mouches( = 60 plumes) Grade#2
: 450 mouches( =110 plume) Grade
#1 : 750 mouches( = 185 plumes) «
Signature saddle » minimum= 250 plumes soit 1.000 mouches Quant
au matériel de montage, Il
ne prendra pas plus de place ici que d’argent dans votre portefeuille, 50
euros en 2007! !
Pour commencer à apprendre à monter, il vous faudra :
1 étau le plus simple
possible: le TYEMV = 13,70 euros chez Eurofly ( PUB gratuite !!!)
1 porte bobine à bords éversés pour qu’il ne coupe pas
le fil : (8486 ou 8487) 2,70 euros 1 pince à
hackle PH 8305 2, 50 euros ou mieux rotative très pratique (PIROES) 9,90
euros 1 paire de petits ciseaux (C8222):
4,25 euros (mais les meilleurs sont les ciseaux de brodeuse achetés en mercerie!!)
quelques hameçons à mouche sèche hampe longue n°14
1 cou de coq gris et un marron bon marché , moins
de 10 euros chacun quelques bobines de fil noir,
jaune orange et vert et..... un flacon de vernis rapide incolore, le meilleur
et le moins cher est celui que vous "piquerez" dans la trousse de toilette
de votre mère, de votre soeur ou de votre épouse, (estampillée par Monsieur
le maire ou pas...!)

Et c’est suffisant !!
Avec ça vous monterez
vos 30 premières mouches classiques araignées, palmers, sedges, culs de canard..........comme
décrit ci dessous et quand vous l'aurez fait et que vous commencerez
à prendre le coup de main, il sera alors seulement temps, en connaissance de
cause, de compléter les matériaux ......en fonction de vos goût pour le montage
et de vos choix de pêche.....n'achetez rien de plus avant cet apprentissage au
moindre coût......c'est le conseil d'un vieux c........ollègue 1/Pour
les proportions à respecter, imprimez une fois pour toutes ce
schéma dans vos circonvolutions...on n'y reviendra plus!! 
2/Les
"5 commandements" qui vous faciliteront les choses: a)Quand
vous coincez votre hameçon dans l'étau, ne laissez surtout pas dépasser
sa pointe car invariablement vous y casserez votre fil de montage!! b)Puis
enlevez un cm de barbes de la base de votre hackle du seul côté appliqué
contre la hampe pour que l'enroulement débute "proprement"!
c)Ebouriffez en peignant entre pouce et index à "rebrousse
poils" les barbes de vos hackles avant enroulement, ça aide à
leur bon déploiement!
d)Ne
sortez du guide de votre porte bobine qu'un ou 2 cm maxi de fil de montage pour
l'enrouler très facilement, inutile d'en laisser 10cm de sortis ce
qui vous obligerait à jouer les moulins à vent sans aucun bénéfice,
sauf celui du ridicule!

e)Pour Fixer vos hackles: en principe
par la base(mais......!!) -La
face supérieure brillante est dite "convexe" car à partir du rachis les barbes
qui divergent ne sont pas strictement horizontales mais ont une direction un peu
descendante comme les tuiles à partir du faitage, et la question se pose du choix
de l'orientation du hackle fixé sur la hampe: quelle face faut-il orienter vers
l'oeillet....? La brillante convexe ou la mate concave?
*Face brillante convexe vers l'oeillet: lors de
l'enroulement, les barbes auront tendance à se positionner un peu inclinés vers
l'arrière, inclinaison qui, sous l'effet de la résistance de l'air lors des allers
retours du lancer, se majorera pour coucher la collerette vers l'arrière, ce qui
peut êtrepréjudiciable à la bonne flottaison de la mouche une fois posée c'est
pourquoi les araignées dont la collerette est faite d'un seul hackle doivent être
montées avec la *
face mate concave vers l'oeillet car les pointes des barbes lors de l'enroulement
auront tendance à se déployer avec une inclinaison vers l'avant et à opposer ainsi
un certaine résistance au vent induit par le mouvement des lancers sans se laisser
coucher vers l'arrière!
 *Une
collerette faite de deux hackles mélangés ou accolés pourra être montée avec
un premier hackle face brillante vers l'oeillet alors que le second positionné
face mate vers l'oeillet,(donc la brillante vers la courbure) soutiendra par ses
barbes orientés vers l'avant les barbes orientés vers l'arrière du premier pour
leur servir de "tuteur" et empêcher l'affaissement de la collerette ver l'arrière
! De plus les deux faces brillantes orientées l'une vers l'arrière, l'autre vers
l'avant rendront la mouche plus attractive..!

*Les mouches noyées par contre sont toutes montées
face brillante vers l'oeillet car sous la force de l'eau les barbes déjà orientées
vers l'arrière se coucheront davantage pour donner à la mouche une forme ovalisée
à la surface attractive de par sa brillance!
************ Pour
commencer voici un tableau qui vous permettra de vous y retrouver entre les différentes
mouches naturelles et les artificielles sensées les imiter
Vous pourrez à tout moment vous y référer grâce aux numéros qui sont rappelés
avec chaque fiche de montage
 A
force d'avoir travaillé ce tableau, il m'a paru une fois terminé, extrêmement
limpide.... mais il ne doit pas l'être tellement car deux "visiteurs" m'ont contacté
pour me demander comment l'interpréter....je vais donc l' expliciter un peu pour
t'en faciliter l'utilisation: 1/
En haut regarde les mouches naturelles en fonction de la saison et du moment
de la journée: *leur présence sur l'eau est explicitée par le positionnement
de la bande horizontale blanche *Chacune est affectée d'un numéro Exemple:en
mars - mi avril et ensuite septembre (Première bande blanche étendue de début
mars à mi avril puis septembre) la grande olive (Baetis rhodani) qui est affectée
du numéro 1 2/ En bas dans
les artificielles cherche le numéro 1: il correspond à l'araignée grise à
corps jaune (quatrième bande blanche) qui représente donc cette grande olive....mais
également les naturelles correspondant à ses autres numéros 5-9-10-13-14 car cette
araignée est très "polyvalente".. 3/
pour le vérifier remonte en haut pour retrouver les naturelles correspondantes
5-9-10-13-14-, soit tous les baetidés + heptagénia sulfurea!(13) : à elles toutes
elles sont donc représentées sur l'eau tout au long de la saison de mars à octobre,
certaines cédant la place à d'autres au fil du temps..mais il y a toujours sur
l'eau une mouche naturelle représentée par une araignée grise (d'où en bas la
bande blanche continue du début à la fin de saison). dont il suffit de varier
la taille et/ou la teinte pour l'adapter à la naturelle du moment: exemple
* Grande araignée gris moyen en début de saison et en septembre pour imiter la
grande olive (1) , mais * petite araignée gris foncé pour imiter d'avril à
septembre l'éphémère bleu de fer, soit niger et pumilus (10)
4/ Autre exemple: en haut la petite phrygane foncée(brachycentrus
subnubilus) d'avril uniquement est affectée du N° 8....qui correspond en bas
au N°8 = l'artificielle:"petit sedge foncé "(mistigri).... qui représente aussi
la 3 qui est en naturelle(en haut) également la 3 = petite nemoure ou nemouréa
cinerea de mars à mi mai..... donc cette artificielle "mistigri" sera à utiliser
de mars à mai pour imiter pendant les 3 mois nemourea cinerea, et pendant avril
uniquement, également brachicentrus subnubilus 8..!
ça doit être clair maintenant....j'espère!!
Pour vous faciliter la recherche , voici le "sommaire" de
ce qui va suivre, et si vous désirez ne consulter que des fiches de montage
sans commentaires ni références historiques ni anecdotes cliquez
sur les "en têtes" bleutées pour avoir une vue synoptique
simple de ces fiches débarrassées de toutes "fioritures"....mais
si ces dernières vous intéressent, poursuivez ci dessous..!
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|
| | 1)Palmer French Tricolore de Bresson | 10)émergente
éph cdc | 20)Araignée | 30)Sedge
plumes poils | 40)Moucherons-Minimoucherons |
| | 2)Peute de Bresson | 11)Emergente
éph lièvre | 21)Araignéeavancée "A4" |
31)Sedge chevreuil "simplex" | 41)Fourmi
1 hackle (Del Pozzo) | | | 3) Sauvage
de Bresson | 12)Parachutes | 22)Mouche
de mai | 32)Sedge chevreuil taillé | 42)Fourmi
2 hackles (Pequegnot) | | | 4)Assassine
de Pequegnot | a)Ephémère | 23)Spent | 33) Elk
hair caddis | 43)Fourmi ailée. |
| | 5)Araignée double collerette | b)trichoptère(Klinkhamer) | 24)Spent
chevreuil | | 44)Coléoptère
| | | 6)Oreille de lièvre | | | | |
| | 7)Cul de canard
| | | |
| *****************************
A/
Les mouches d’ensemble,
Celles qui ressemblent à tout..ou…
à rien, sauf à quelque chose de « bon à manger » pour le poisson…..et
dont l’efficacité est vérifiée… 1/Palmer
French tricolore de Bresson A
l'époque de Devaux, Bresson, Ragot , les premières femmes monteuses
n' ont pas d'étau !Elles montent avec leurs doigts en tenant l'oeillet de l'hameçon
entre le pouce et l'index gauches (comme le fait P Miramont encore aujourd' hui
en 2011)et tournent les hackles de l'oeillet à la courbure d'où
le fil de montage remontera ensuite à travers les barbes jusqu'à
l'oeillet pour le noeud final en tête! Aujourd'hui
les montages se font plus habituellement avec l'hameçon fixé dans
l'étau par la courbure..mais contrairement à la "bonne pratique"
habituelle, le fil passe encore chaque fois volontairement à travers le
hackle une fois tourné afin de l'éclaircir et de consolider
le montage,
que
l'on commence par le hackle de Tête comme Michel Flenet
ou
par le hackle de queue comme sur la fiche ci dessous
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 ………….Une
anecdote qui a émaillé l'ascension de la French tricolore a rapproché
, si l'on peut dire,.....les deux "grands" qu'étaient | | André
Ragot | et
Henri Bresson, | | |  |  |
qui
raconte: Il
y avait déjà sur le marché une "Tricolore" créée par André Ragot, le célèbre
fabricant de Loudéac. Mais c'était un palmer assez opaque monté avec une plume
noire et une collerette séparées par le soie de montage. Suivaient un roux soutenu
puis du gris foncé, l'ensemble étant terminé par des cerques Elle était plus censée
imiter un insecte tombé d'un buisson qu'une éphémère. Je décidai donc d'appeler
ma mouche la " French Tricolore" et d'en déposer le modèle au greffe du tribunal
de Vesoul. La French était pour moi la mouche unique et je devais 1'imposer comme
telle. Un beau matin, je venais juste d'ouvrir mon chalet sur le pont et de m'installer
devant mon étau quand je vois débarquer un petit monsieur très gentil et très
poli. C'était André Ragot. "J'ai vu vos mouches, je les trouve formidables. Nous
devrions nous associer. J'ai tout ce qu'il faut pour leur assurer un succès international.
" Les deux hommes
discutent. Henri explique à Ragot qu'il n'a aucune ambition industrielle immédiate
et que surtout il veut sauvegarder cette indépendance si chèrement acquise. On
se sépare en bons termes et l'affaire en serait restée là…. Mais l'irrésistible
ascension de la French Tricolore a emprunté en 1963 un chemin qui passait au beau
milieu des boiseries austères du tribunal de Grande Instance de Montrouge. Ce
lieu de justice a pourtant bien contribué à la légende de la French. suite à une
petite phrase de l'article de Christian Plume. , l'auteur d'un article de Constellation
Cette phrase - "...
le grand fabricant de mouches artificielles, M. Ragot a abandonné ses propres
fabrications pour ne plus utiliser en action de pêche que la fameuse "French Tricolore"
inventée par Henri Bresson" -
n'avait pas plu à André Ragot, qui en redoutait les effets sur la réputation de
ses propres productions. Bresson
et Plume se retrouvaient solidairement cités en justice et l'affaire allait être
plaidée à mi-chemin de Vesoul et Loudéac, c'est-à-dire à Montrouge. En fait, le
procès de Montrouge consistera surtout à convaincre la présidente de ce que l'affaire
est d'importance. A Vesoul et Loudéac elle a fait grand bruit et l'Est Républicain,
dont une édition couvre la Haute-Saône, a dépêché un envoyé spécial à Montrouge.
La plainte des Bretons n'ayant pas été jugée recevable, Henri gagna ce procès
et chacun rentra chez soi fabriquer ses propres mouches pour le plus grand bonheur
de tous!! Pour éviter
toute confusion il est bon de différencier *la
French tricolore de Bresson" , palmer assez aéré sans corps
autre que le fil de montage,sans cerques, fait de deux hackles gris en tête
et en queue separés par un hackle roux au milieu, le deux gris pouvant
être de ton différent justifiant ainsi le vocable de "tricolore" *Des
"tricolores" de Ragot plus anciennes, plus opaques, avec un corps
vraiment constitué,véritablement de trois couleurs différentes
et complétées de cerques Et
bien sûr de la "tricolore" républicaine qui a fait
sourire le "Sorcier" lui même lorsqu'elle lui a été
présentée par le champion du monde de montage Michel Flenet, Michou
pour les intimes, qui la reçut en cadeau lors de son conquantième
anniversaire
***********************************
2)
Peute: Cette
autre célèbre mouche de Henri Bresson est beaucoup
plus facile à monter qu'à prononcer

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Lundi
27 juin 2011...super après midi au bord du breuchin avec Michel Goux, parrain
de la peute, copain d'enfance et compagnon de pêche de toujours de H Bresson,
....à 89 ans, il pêche toujours, a une frite incroyable , une tête parfaitemet
claire et parle encore de cul :" la 203, voiture formidable...la première où on
pouvait coucher les siège pour baiser. (sic)... Prenez en de la graine....et regardez
bien "Sa peute".....non retaillée, évidemment,
ainsi que la qualité de la photo avec en filigrane le visage de l'artiste en arrière
plan!!

3/ "La
Sauvage ou l'antithèse de la mouche exacte" par Henri Bresson qui en 1987
écrivait: Il
y a trente ans, j'ai créé la "French Tricolore", première grande mouche universelle,
que j'avais imaginée pour être la synthèse de toutes les familles d'éphémères.
J'étais parti d'une idée de volume estimant que la représentation exacte d'un
insecte était totalement inutile Pourtant, il m'a semblé pendant longtemps qu'on
pouvait encore aller plus loin dans le dépouillement et dans la "vérité" des poissons.
C'est ce qui m'a poussé à imaginer, créer et tester la "Sauvage".. pour pêcheurs
avertis J'ai
choisi des hameçons de tiges moyenne, fins de fer, légèrement renversés 14,
16 18, 20 afin de couvrir toutes les familles d'éphémères pour truites et ombres
et pour toute la saison à part la mouche de Mai. J'ai retenu trois couleurs
de soie de montage: jaune sale, orange, rouge. Le hackle doit
avoir une forme très conique. L'enroulement se fait de droite à gauche,
les trois premiers tours relativement serrés, les autres espacés d'une manière
progressive pour arriver à la naissance de la courbure. Quelques tours de
soie de montage, blocage et retour au point de départ sans écraser les barbes,
la Sauvage est terminée.
C'est un "palmer" aérien, très peu fourni. J'ai
commencé à commercialiser ces modèles l'année dernière auprès d'amis, toujours
les premiers à ne rien pardonner. Tous, à l'unanimité, ne m'ont fait que des éloges.
Naturellement, la Sauvage est d'un maniement délicat. Elle
ne s'adresse qu'à des pêcheurs avertis pour tenter les poissons les plus difficiles.
Tout doit être parfait: le matériau, le montage mais aussi la présentation sur
l'eau. Ce n'est qu'à ce prix qu'elle est exceptionnelle 
CLIQUER SUR LES PHOTOS CI DESSOUS POUR LES AGRANDIR Comme chaque fois qu'il est décrit
d'enrouler le hackle de droite à gauche, de l'oeillet à la courbure
prise dans l'étau comme ci dessus, je me sens gèné en tant
que droitier car le geste ne me semble pas naturel qui fait aller ma main droite
en "marche arrière" alors que spontanément elle demande
à enrouler de gauche à droite......et je me suis avisé que
certains monteurs montaient avec l'oeillet, et non la courbure, coincé
dans l'étau....ce qui satisfait ma main droite....et protège
l'oeillet des débordements du fil de montage ou de l'excès de vernis
susceptibles de le boucher! Le seul petit inconvénient est la liberté
de la pointe de l'hameçon sur laquelle le fil de montage prend un malin
plaisir à venir se couper si l'on n'y prend garde et je le garnis d'une
petite bille de polystyrène... .Que les débutants aussi droitiers
aussi maladroits que moi pensent à cet artifice qui peut leur faciliter
grandement la tâche dans ces circonstances, les séquences se succédant
alors DANS LE MËME ORDRE MAIS EN SENS INVERSE 
*************************************** 4)Assassine
de Pequegnot: c'est en fait une sauvage de Bresson assortie en tête d'une
mince collerette de deux tours de hackle de perdrix grise | |

 | | | | | | | | Sur
la fiche ci dessus, le montage de droite à gauche , de l'oeillet à
la courbure prise dans l'étau, demande d'enrouler vers l'arrière,
comme pour la sauvage de Bresson, mais la difficulté du montage est nettement
accrue dans ce sens et un montage de gauche à droite avec l'oeillet dans
l'étau comme pour le sauvage s'avère plus facile!D'ailleurs, Pequegnot
dans ce texte ne précise pas où est placé l'oeillet et les
dessin ci dessus de sa main est plus conforme à la séquence ci dessous,
......avec l'oeillet dans l'étau...alors......  | |
**********************************
5)Araignée
double collerette
................... de
la main du Docteur Juge lui même
en
fonction de la taille de l'hameçon et de la couleur du corps et du hackle, elle
correspond sur le tableau ci dessus aux numéros 1-5-9-10-13-14
pour les grises et 3-16 pour les rousses C'est
sous cette agréable appellation de "mouche exquise"que le Docteur
Juge, médecin de campagne à Chamberet, en Corrèze,dit avoir
imaginé ce montage en1918! Sa silhouette d'ensemble, essieu portant
deux roues de plume, est délibérément non figurative, constituant
en matière de mouche sèche le comble de l'abstractionnisme!
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*********************************** 6)L'Oreille
de lièvre: Une valeur sure, qu'elle
soit noyée sur hameçon caddis , émergente ou sèche, elle ne ressemble à
rien et peut tout imiter selon la taille choisie..! 
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***********************
7)
Cul de canard 
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La "Simplette à Ludo" Ainsi
dénommée car montée d'un seul tenant avec une seule plume
de CDC, qu'il faut choisir large et bien fournie, par l'ami "Ludo" qui
se défend d'en être l'inventeur car il la tient d'un "ailleurs"......d'ailleurs
très imprécis.......elle est particulièrement ingénieuse
dans sa conception très rationnelle qui devrait séduire les débutants
par sa facilité de réalisation, tout en restant au final parfaitement
"classique"
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 ************************** 9)
Paysanne
*** 
Ce
modèle correspond à la "favorite" de Ragot, alors que
la même avec les deux hackles juxtaposés, le noir en tête est
dite "Carhaisienne" mais
il est également possible, en montant "traditionnellement", de corriger
une longueur excessive des cerques futurs quand l'enroulement de la collerette
en demi palmer est terminé......en "repliant "les hackles vers l'avant de la longueur
requise afin de les raccourcir avant de les ramener vers l'arrière: ce pliage
en accordéon fixé par les tours du fil de montage permet toutes les corrections
et étoffe simplement un peu le corps! CLIQUER
SUR LES PHOTOS CI DESSOUS POUR LES AGRANDIR  Il
est possible de simplifier ce montage en commençant par fixer en premier
en 1 les pointes des hackles ce qui permet de choisir correctement la longueur
des cerques qui peut -être difficile à apprécier lorsqu'on
commence par tourner les hackles fixés en 5 par leur base, mais il faut
alors soigner particulièrement le montage et supprimer complètement
les barbes sur tout un côté
de chaque plume

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*****************************
B/ Les Emergentes 10)Émergente
d'éphémère CDC

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SUR LES PHOTOS CI DESSOUS POUR LES AGRANDIR 11/
Emergente d'éphémère en poils de lièvre : Excellente
mouche "de tous poils(de lièvre)et tous terrains" , elle ne doit
pas être confondue avec la très célèbre "oreille
de lièvre" à base uniquement de poils de l'oreille plus courts
et plus foncés comme décrit ci dessus...sous peine de traumatiser
les puristes..!

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12/Parachutes:
a) Emergente éphémère
flottaison basse
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b) La Klinckhamer
Developpée en 1984 par Hans Van Klinken, essentiellement
pour la peche du grayling (ombre commun) sur
les rivieres de Norvége, cette mouche caddis représente une nymphe émergente de
trichoptère, par une artificielle parachute dont l’abdomen est sous
la surface alors que flotte le thorax et que le toupet blanc la rend très visible
pour le pêcheur Son concepteur au départ, avant que ne soient conçus les
hameçons caddis avait tordu l’hameçon d’une mouche parachute pour en immerger
l’abdomen Le corps sur hameçon de 16 se décline en noir, olive crème, jaune
et roux mais le thorax est toujours noir, le parachute roux et le toupet
blanc
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*****************************
C/
Les imitations d'éphémères
(les araignées) 20/)Araignée:
en
fonction de la taille de l'hameçon et de la couleur du corps et du hackle, elle
correspond sur le tableau ci dessus aux numéros 1-5-9-10-13-14
pour les grises et 3-16 pour les rousses. Voici
le type même de la mouche provinciale de preneur de poissons qui veut quelque
chose de simple, de solide et d'efficace. C'est une mouche de partout en France
mais surtout une mouche comtoise grâce à laquelle les grands pêcheurs champagnolais,
Gabriel Née, Amédée Gros, Maurice Simonet, Aimé Devaux ont pris des dizaines et
même des centaines de milliers de truites, et pas n'importe quelles truites, des
truites de l'Ain, qui, sur les parcours publics, sont certainement parmi les plus
difficiles qui soient. La
Grise à corps jaune peut être tenue pour une mouche d'ensemble évoquant presque
tous les subimagos d'éphémères depuis les plus petites olives pâles jusqu'à la
mouche de mai ou l'Oligoneuriel1a rhenana si on l'établit en très grande
taille, en passant par l'éphémèrel1e et par les ecdyonuridés.
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SUR LES PHOTOS CI DESSOUS POUR LES AGRANDIR Sans
doute un mâle en visite à son Harem..!!! La
mouche préférée d'Amédée Gros avait un
hackle chinchilla gris dont les fibres étaient égalisées
à la partie inférieure de la collerette d'un coup de ciseaux réalisant
un plan horizontal de sustentation.Les cerques étaient inclinés
vers le bas pour tenter de maintenir l'hameçon en dehors de l'eau: 
La
mouche de Simonet n'avait pas de "queue", ou si elle en avait une,
ce n'était qu'un embryon fait de la pointe du hackle fixé en tête
et enroulé vers la courbure, le noeud final étant fait à
l'épaule, ce qui rappelle le montage de la paysanne!Il coupait souvent
à l'horizontale la partie ingférieure de la collerette pour accroitre
la stabilité!! La
gloire de Neublans de De Boisset, mouche à ombres préférée
de Charles Ritz a un corps brun foncé et une collerette et des cerques
gris très clairs La
Jean Marie , imaginée par Gabriel Née de Syam et baptisée
du prénom de son père a un corps jaune une collerette faite de deux
hackles juxtaposée roux et gris et des cerques roux..c'était une
véritable mouche de pêcheur professionnel du Jura...! La
Jacotte d'un dentiste compagnonn de pêche d'André Ragot avait
un corps noir, une collerette de deux hackles mélangés gris fumé
et chinchilla roux s et des cerques roux L
a Loue créée par Gérard de Chamberet et décrite
par son complice Léonce De Boisset, appréciée comme mouche
à ombres meurtrière par Charles Ritz, cette araignée, de
par sa couleur rose champagne, constitue une provocation pour les adeptes des
mouches simplement "vraisemblables", Sur
hameçon de 16 à 18, la soie de montage noire constitue un point
noir en guise de tête, le corps est en Quill teint en rose champagne comme
la collerette en hackle de coq alors que les cerques sont blancs! Les
Mouchettes de la Rivière d'Ain ,
dont de grands noms comme L De Boisset ont vanté les
mérites, avaient la particularité d'être montées sur des hameçons
sans oeillet , 
21)Araignée
avancée: A4 de Devaux
Quand on parle mouches
artificielles ou fabrication de celles-ci, il est impossible qu'en cours de conversation,
on ne prononce pas au moins une fois le nom d'Aimé Devaux ; ses proches l'appelaient
amicalement tout simplement Mémé. C'était
un personnage. Il a marqué d'une forte empreinte la confection des mouches
artificielles au cours de la deuxième moitié du XXème siècle; tout d'abord parce
que c'était un exceptionnel pêcheur, fin observateur doué d'un sens de l'eau extraordinaire
et un exceptionnel monteur de mouches artificielles qui ont fait sa renommée,
les " Mouches de Champagnole" avec leurs" montages avancés". Champagnole
est une petite ville du Jura bordée par l'Ain et à deux pas de La Loue ou du Doubs.
Aimé Devaux s'était
lancé dans la fabrication des mouches artificielles dès 1950 avec des ouvrières
formées à son école, c'est-à-dire qu'il fallait bien maîtriser la technique du
montage " avancé" qui, sans être une découverte - quelques mouches artificielles
bâties sur ce principe étaient connues en Angleterre - constituait une grande
innovation en France. C'était
pourtant tout simple: la collerette et les ailes si elles étaient présentes,
étaient orientées vers l'avant de l'artificielle, à la différence des mouches
classiques dont les enroulements étaient perpendiculaires à la hampe ou couchés
sur le corps vers l'arrière (mouches noyées par exemple):
Pour réaliser un corps avancé, il fallait deux hackles de coq; ils étaient enroulés
séparément près de l'œillet de l'hameçon avant de faire le corps de la mouche:
le hackle de tête tout d'abord, puis l'autre à peine plus étroit, juste derrière.
Après avoir immobilisé les hackles et coupé les pointes inutiles, le montage du
corps pouvait être entrepris avec le fil de montage qui allait former un corps
conique, la partie la plus renflée forçant les fibres de la collerette à s'orienter
vers l'avant par dessus l'œillet, le nœud final se réalisant juste derrière cette
collerette. Il est inutile de préciser que les mouches dressées par cette technique
étaient équipées de cerques dans le prolongement du corps qui pouvait être cerclé
et qu'il était toujours possible d'y placer des ailes en pointes de hackles dressées
ou à plat. L'avantage de ce procédé est d'obtenir des mouches solides, en
toutes tailles d'hameçons, qui se lancent bien et qui dérivent remarquablement
sur la surface de l'eau où elles flottent mieux grace à l'orientation
de la colleterre et du fait de l'élargissement du plan de sustentation par
allongement du corps par rapport à des mouches classiques. En 1975 ou en 1976,
au cours d'une sortie de pêche, en compagnie de quelques amis pêcheurs, j'ai rencontré
Aimé Devaux près de chez lui, au Pont-du-Navoy ; il cherchait toujours à améliorer
ses productions en tenant compte de la couleur d'ensemble vue du dessous, parce
que c'était le plus important pour lui et. .. pour le poisson. Charles
Gaidy en
fonction de la taille de l'hameçon et de la couleur du corps et du hackle, elle
correspond sur le tableau ci dessus aux numéros 1-5-9-10-13-14
pour les grises et 3-16 pour les rousses

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Mémé
Devaux …………….disait lui même 
 22)Mouche
de mai (22 sur le tableau)
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23)Spent:
16 du tableau
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24)
Spent ailes chevreuil (16)

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*****************************
D/Les
imitations de trichoptères(et plécoptères)
(Sedges: 4-8-15) 30)Sedge
plume poils:

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La
"Mistigri" fut crée en 1965 par Pequegnot pour représenter
dans l'ordre des plécoptères les "Nemoures", que les Anglais imitaient
avec leur "Early Brown"! Bruns
noiratres, de 1cm de long, apparaissant en début de saison en mars avril en
compagnie de Baetis rhodani, Pequegnot avait remarqué sur la Loue qu'ils
étaient pris de préférence à ces dernières comme le lui a confirmé à plusieurs
reprises l'examen du contenu stomacal de ses prises! Par
la suite, il constata que ce montage était également parfait pour imiter les trichoptères
de petite taille comme Brachicentrus subnubilus , "cul vert" ou
"Grannom" gris fumé foncé des Anglais qui apparaissaient également en
tout début de saison avec les premières feuilles , et également les bibios et
même les fourmis et il en vint à simplifier


 
31)Sedge
poils chevreuil "le simplex"(horrible...mais efficace..!) monté
avec une simple touffe de poils blancs de chevreuil
que l'on trouve essentiellement sur la croupe

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Cette "mouche " est une "horreur",
rançon de la facilité et de la rapidité de son montage! *Elle n'est
valable que: -par sa silhouette de sedge en poils, montage
Prestavieck (hameçon totalement noyé dans les poils qui l'enveloppent complètement
et ne sont pas seulement au dessus) -et par sa couleur blanche
qui la rend visible au pêcheur à la nuit, alors que pour le poisson pour qui elle
ne se détache plus sur le fond du ciel que comme une silhouette non éclairée,
elle ne peut avoir de couleur....comme toutes les mouches sur l'eau à ce moment
tardif -donc elle n'est utilisable qu'au coup du soir et que dans
ces conditions de luminosité très défaillante, quand on ne peut plus distinguer
aucune autre mouche ..et la, elle peut faire un malheur...! 32)Sedge
chevreuil taillè

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..... 33)Elk
Hair caddis: sedge en poils de Wapiti
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 *****************************
E/ DIPTERES
(moucherons, mini moucherons, fourmis..) 40)Moucherons
et minimoucherons: 7-11-19
A TOUT SEIGNEUR TOUT HONNEUR:C'est Raymond Rocher lui-même
qui s'exprime: 

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41)Fourmi
1 hackle: 19

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42)Fourmi
2 hackles: 19

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43)Fourmi
ailée: 19
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44/
Coléoptère
Petit montage simple d'un coléoptère en néoprène noir ou marron (tapis de souris).....mouche
insubmersible et qui fonctionne bien, posée sèchement sous la voûte des arbres.
La taille peut varier d'hameçon de 16 à 10, et les truites et chevesnes semblent
s'y intéresser tout au long de la saison.


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