La météo du pêcheur à la mouche ou......le « temps qu’il fait »

 

 

Pour le pêcheur à la mouche sèche,il a une importance considérable car les facteurs « extérieurs » conditionnent considérablement les éclosions des insectes pris en surface…s’ils ont échappé à leurs prédateurs au cours de l’épopée que constitue leur dangereuse ascension !

La température

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Ce n'est que dans une eau entre 7 et 16 degrés que les truites sont en activité, la température idéale pour une activité maxima est de 12 degrés au dessus de laquelle l'activité décroît pour s'éteindre quasiment à 16 degrés! Les meilleures rivières sont donc celles où la température idéale de 12 degrés est respectée de la façon la plus constante tout au cours de la saison !

Le temps

Facteur essentiel, on pourrait simplifier en disant que, pour la mouche sèche, le mauvais temps est bon et le beau temps est mauvais ! La pluie est le meilleur allié du moucheur, le soleil son pire ennemi ! Les meilleures conditions sont représentées par les giboulées avec alors des éclosions massives entre chaque averse, d'où la qualité du début de saison où même les chutes de neige fondante peuvent représenter des conditions parfaites. image003.gif

  • La petite pluie et la bruine par temps gris et frais sont également excellentes !

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  • Un temps frais, couvert, humide est également très bon car il favorise les éclosions
  • Un temps maussade est bon pour la journée et notamment le coup de midi mais il n'y aura pas de coup du soir
  • Par temps chaud et ensoleillé, il n’y aura pas d’éclosions et la pêche en surface sera mauvaise.........je laisse Albert Petit vous expliquer le pourquoi du comment de la chose: appréciez la justesse de ses explications, leur humour et le style dans lequel elles sont exposées...en 1897!!:

    :" Ce qui caractérise pour moi le temps le plus funeste à notre sport, c'est l'absence complète de nuages jointe à l'absence non moins complète de brise. Lorsque avec la girouette au nord, au nord est ou bien à l'est et le baromètre aux environs de 0,77, vous jouirez de ce temps précieux pour la moisson, oh alors...si j'ai un conseïil à vous donner, c'est de ne pas pêcher en plein midi sur des eaux un tant soit peu difficiles. Lisez, dormez, travaillez, faites la cour aux dames, payez vos créanciers, revernissez vos cannes, prenez des bains froids, faites couper vos cheveux, écri vez un traité de philosophie, chassez, absorbez des boissons glacées ou du thé chaud, faites tout ce qui vous passera par la tête, mais ne pêchez pas la truite à la mouche artificielle. C'est un conseil d'ami, un fameux conseil que je vous donne, et qui n'est pas trop payé au prix modeste que vous avez payé mon bouquin.
    Pourquoi le ciel sans nuages est-il si défavorable à notre pêche ?Pour plusieurs raisons. D'abord la très grande lumière permet à la truite de saisir d'un seul conp d'œil tout ce que notre tackle - fausse mouche, hameçon et bas de ligne - a d'inquiétant pour elle. Aux rayons du soleil elle distingue les moindres détails du petit paquet de plumes que nous voulons lui faire prendre pour une gourmandise. Forme, couleur, opacité, rien ne lui échappe. " Ça, une mouche, se dit la bête rusée, allons donc! où sont les six pattes crochues? où sont les yeux miroitants? où sont les ailes diaphanes comme l'air lui-même? Où est le corps à demi transparent? Et cet acier brillant dont la pointe barhelée étincelle, quelle guêpe possède un pareil aiguillon iJ Et ce fil chatoyant, antenne monstrueuse qui s'allonge indéfiniment sur l'eau, quel insecte est orné d'un semblable appendice? Ça une mouche, allons donc! "
    Et la truite, regardant votre grossier appareil lui passer sur la tête, s'enfonce dédaigneusement dans l'herbe caressante en faisant ses réflexions sur la bêtise et la méchanceté des hommes".

    Par contre, après le 15 mai, il entraînera de très bons coups du soir !

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  • Le temps lourd et orageux, contrairement à la croyance populaire, est très mauvais avant l’orage car la chute de pression atmosphérique diminue la quantité d’oxygène dissous dans l’eau et donc l’activité !A noter que l'on parle de "temps lourd" alors qu'il est "léger" puisque la pression atmosphérique que l'on a sur les épaules a chuté, et cette "sensation de lourdeur" est en fait due à notre corps programmé pour être en équilibre sous une pression normale de 760mm de mercure et qui "souffre"  en ayant tendance à se "dilater" sous une pression moindre (comme les poissons des grandes profondeurs qui éclatent lorsqu'on les remonte en surface où l'énorme pression de l'eau à laquelle ils étaient adaptés baisse au fur et à mesure de la remontée))
  • Après la pluie de l’orage

image009.gifpendant lequel le tonnerre arrête les gobages image010.gif, les conditions peuvent redevenir très favorables !image011.gif

  • Enfin la brume et le brouillard sont très défavorables en arrêtant toute activité!!

Le vent

s’il peut, en certaines circonstances urbaines, s’avérer être un « allié » de l’homme …,image013.jpg au bord de la rivière, il est incontestablement l’ennemi N° 1 du Palmiste qui alourdit son bas de ligne dans l’espoir bien souvent déçu de poursuivre … ! De plus en plus inconfortable en regard de la montée des degrés « Beaufort », il vaut mieux qu’il « plie ses gaules » avant…qu’elles ne s’envolent !!

L’eau

L’idéal est une eau claire avec un niveau moyen et constant

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  • Une hausse régulière d’intensité moyenne d’une eau éventuellement un peu « mâchée » peut être très bonne.
  • L’eau très claire et très basse du plein été est défavorable.
  • L’eau très sale est également défavorable et les truites se réfugient en bordure.
  • Les eaux de fonte des neiges sont très mauvaises car leur température est trop basse et le soleil qui réchauffe le pêcheur et fait fondre la neige alimente en fait la rivière en eau très froide ! De plus, ces eaux, encore peu "brassées", sont pauvres en oxygène.
  • Il en est de même des eaux de lâchers de barrage qui peuvent être bien plus froides que la rivière avant le lâcher qui concerne l’eau du fond du réservoir d’autant plus froide que la profondeur s’accroît !

 

Indépendante de la météo, la couleur de l'eau, et non sa limpidité, n'intervient pas sur les conditions de pêche, pas plus que la qualité biogénique(si ce n'est sur la taille des poissons!!) qui, comme sa couleur, dépend des terrains qu'elle arrose,

la Propreté de l’eau n’a pas forcément à voir avec sa couleur

mais plutôt sa « limpidité ".La couleur d'une eau "propre" varie beaucoup en fonction de l'environnement, mais surtout en fonction de la nature du terrain qu'elle traverse et de la nature du fond

Par exemple, l'ancien Vivarais ( Grosso modo l'Ardèche d'aujourd'hui) est traversé par la ligne de partage des eaux Atlantique- Méditerranéel:

les affluents du Rhône(Méditerranée)

à forte pente coulent dans des terrains granitiques et schisteux sur un fond de sable blond, cailloux ou roches et leur eau est toujours très claire et met longtemps à se troubler après de fortes pluies

Les cours d'eau des hauts plateaux qui appartiennent aux bassins de la Loire et de l'Allier(Atlantique)

, ont une pente moins forte et traversent des terrains basaltiques en partie tourbeux, d'où la couleur brune de leurs eaux pourtant propres , comme les eaux couleur « thé » des rivières Bretonnes, mais qui se troublent cependant plus vite

 

La qualité biogénique de l'eau dépend également des terrains traversés

Dans les rivières de montagne non calcaires granitiques

et torrentueuses dont les eaux sont rapides et très froides,( Massif central, Vosges , Pyrénées, Corse)

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  • la nourriture est rare et difficile à conquérir, et les poissons ne grossissent pas : il est des torrents des Vosges où "la maille" était à ...16cm , ces poissons "prenables" étant censés s'être reproduits au moins une fois...!Par contre la reproduction y est excellente, d’où la grande quantité de « petites truites »
  • Dans ce milieu d'eaux froides de rivières granitiques, la vie est dure pour les farios qui disposent de peu de nourriture pendant la belle saison qui est également plus courte qu'en rivières de plaine, c'est pourquoi à âge égal elles sont plus petites!
  • Lorsqu'elles s'alimentent elles doivent être rapides (les eaux le sont!), et saisir toutes les occasions! Elles seront donc assez peu "sélectives" et sauteront sur tout ce qui leur évoquera quelque chose de comestible!
  • Par ailleurs sur ces eaux rapide et agitées les mouches employées doivent se voir (poisson et pêcheur), donc être assez grosses, et flotter haut et longtemps, ne pas se mouiller ni couler!

                                                              Au total une mouche d'ensemble, en 14, montée en palmer réunit toutes ces conditions!

Dans les rivières  de plaine acides non calcaires

comme le Breuchin ou l’Ognon en Haute Saône, et les rivières Bretonnes, la taille des poissons reste également modeste,alors que leur reproduction est facilitée par les nombreuses frayères.. !

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Dans les rivières  calmes calcaires de plaine,

comme les chalk stream du sud de l’ Angleterre au contraire, les jeunes "mémères" coulent des jours heureux "à l'engrais", où la reproduction est cependant assez faible, faute de frayères ..et où les prélèvements doivent être "mesurés".. c'est le cas en Normandie, pour la Seine et la Touvre, et beaucoup de rivières Anglaises( et les "réservoirs"!!)

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mais les rivières calcaires de montagne

n'ont pas grand chose à leur envier la preuve en est les rivières du Jura et du Doubs ...j'ai nommé le Loue, le Dessoubre, le Doubs, l'Ain, le Cusancin, et les autres Fier, Bourne ,..Lot, Tarn A l’aval de Florac,  Verdon,  dans lesquels, compte tenu de la croissance rapide du poisson, il est légitime , bien sûr, d’augmenter la "maille"

 

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Ces trois critères : température, temps, niveau et qualité de l’eau conditionnent au long des saisons, la qualité de la pêche à la mouche !

Le facteur le plus important est la nature des eaux , les calcaires favorisant la richesse du biotope et donc...la taille des poissons bien plus gros ici ,au même âge, que leurs cousins des rivières non calcaires..

 

Quant à l’influence de Séléné notre lune, que d’aucuns considèrent comme primordiale, si elle intervient sur l’humeur de nos compagnes, j’ignore quelle peut être son incidence sur le comportement alimentaire des truites! En tous cas, si Phébé Artémis dite « Diane chasseresse », restée chaste et vierge, n’était donc même pas « pécheresse », elle n’était pas davantage pêcheuse ni « palmiste » et… il est légitime et bien plus romantique de la laisser tranquille en compagnie de.... Pierrot et Colombine!

 

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