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Bas de ligne, vous avez dit bas de ligne Misterhyde??***********
Avant propos :le bas de ligne, encore??? Ras le bol de ce sujet si souvent débattu , ras le bol des formules plus ou moins cabalistiques et soi disant incontournables proposées par tel ou tel quidam ou tel ou tel champion .......ras le bol des discussions infinies, des pages et des pages de débats plus ou moins passionnés , plus ou moins intelligents....et plutôt moins que plus utiles...! Alors me direz vous..pourquoi ce "N" ième topo qui s'ajoutera aux autres.....??J'explique: Il y a 3 sortes de pêcheurs à la mouche au regard du bas de ligne: 1/Celui qui pêche(et prend du poisson) avec un bas de ligne "au pif" ou dont il a établi la configuration sans trop se souvenir duquand ni du pourquoi ni du comment, qu'il modifie "au pif" en fonction des circonstances sans trop se poser de questions et sans déboires....je n'ai rien à lui apprendre....qu'il ne change rien.....on ne change pas une équipe qui gagne..! 2/Celui qui apprend "par coeur" la ou les formules proposées par tel ou tel quidam, voire champion, qui les reproduit fidèlement sans se poser aucune question..même si, entre ses mains, la formule magique en question ne marche pas si bien que ça et qu'il en change alors sans arrêt....celui là est dans l'erreur....il ferait mieux d'essayer de "comprendre" le principe qui régit le bon déroulement d'un bas de ligne et donc se rapprocher de 3/Celui qui a décidé une fois pour toutes de "comprendre" le principe "physique "qui régit la dynamique du bas de ligne afin ensuite d'oublier tous les détails et ne retenir que l'essentiel qui l'accompagnera efficacement dans toute sa carrière de palmiste, soit la notion très simple de"conicité" qui détermine tout!! N'importe qui peut avec n'importe quel poteau appelé "canne" dérouler n'importe quel "cable" appelé bas de ligne pourvu qu'il lui applique une énergiesuffisante...mais le but est de dérouler harmonieusement son bas de ligne en mettant en jeu le minimum d'énergie et la physique apporte sa contribution grâce à ses lois très simples qu'il n'est pas inintéressant d'aborder une fois...histoire de "comprendre" et d'être ainsi capable d'adapter son bas de ligne a à toutes les circonstances en sachant sur quel critrère intervenir....tout en ayant oublié le superflu!! C'est cette compréhension tellement facile que je vous propose, car tout ce qui a pu se dire sur le sujet est rapporté dans ce qui suit, alors parcourez le sans chercher ailleurs, je l'ai fait pour vous (sans rien inventer moi même,)...et n'en retenez que l'essentiel, c'est peu..mais ce sera énorme!!
PREAMBULE
L’action d’un bas de ligne d’un poids donné pour un diamètre donné du premier brin et de la pointe dépend essentiellement de sa conicité !
On peut jouer sur sa conicité en modifiant sa longueur totale,... le nombre,.... la longueur et le diamètre des brins successif !
On peut ainsi concevoir
1/ Un bas de ligne très conique car court , fait de peu de brins d’une longueur et d’un diamètre rapidement dégressifs, il sera dit puissant et rapide, voire brutal
2/ Un bas de ligne peu conique beaucoup plus long et fait de plus nombreux brins de longueurs et diamètres moins rapidement dégressifs, moins puissant et donc plus lent et doux……
* avec toutes les possibilités de bas de ligne tous dits « dégressifs », entre ces deux extrêmes
3/ Des bas de ligne longs encore moins coniques car si les diamètres des brins successifs restent encore dégressifs, leurs longueurs par contre augmentent et ,de par leur conicité « inversée », atténuent la conicité finale « résultante » : appelés un peu improprement, « progressifs »….ils sont très lents et très doux.. !
Si de plus on agit sur le poids, et les diamètres du premier et dernier brin (pointe)..les possibilités sont infinies….
La connaissance de ces principes très simple suffit pour être capable de ralentir et adoucir un bas de ligne trop brutal ou au contraire accélérer un bas de ligne trop « mou »en modifiant dans le bon sens ses caractéristiques mais pour qui veut aller plus loin dans la compréhension……..il y a bien d’autres choses à aborder !!
********* A/ Bas de ligne primaire de "HOMO ERICTUS"Homo Eric tus
(il se reconnaîtra) disait : "je vous donne ma formule secrète...: j'ouvre la poche du gilet, je prends la bobine du diamètre désiré, je sors un bout de nylon d'une longueur que mon pifomètre juge satisfaisante, je fais le noeud et voilà.! Marche très bien!" Sans commentaires!!!!!!!!Mais depuis cette époque d'obscurantisme, l'homme primitif a évolué pour devenir" Homo Sapiens" , c'est quand même "autchose" car "Sapiens" en Latin, ça veut dire "ça pense" en Français, et, en matière de bas de ligne, ça aide à savoir "pourquoi", et "comment"..... même si on en cause, pour commencer, "cool", sans "compter" (les chiffres, au bord de l'eau pffffff ), du moins pour débuter... alors si, comme çà,....ça vous tente... ...c'est là dessous: NB: Vous ne serez pas sans remarquer que nous passerons délibérément sous silence le bas de ligne ruineux de "Homo Cresus" qui se contente d'acquérir chez son détaillant du coin un bas de ligne dit "queue de rat"qui est un monobrin conique régulier car étiré, voire un bas de ligne tissé(qui ramasse toutes les cochonneries de la surface) ou tressé (l'idéal pour faire des "sacs de noeuds").....qui présentent certes tous des avantages divers et variés( bon pouvoir "amortisseur" des deux derniers) mais font plus appel aux finances(et la je n'ai rien à vous donner!!) qu'au ......génie créatif et manuel (et la j'ai tant à donner!!) B/ Bas de ligne empirique de "HOMO SAPIENS"
Élément primordial, le bas de ligne du moucheur doit prolonger naturellement la soie et assurer, dans l’équilibre, une continuité harmonieuse jusqu’à la pointe grâce à un diamètre régulièrement décroissant, de sorte qu'il se déploie en demandant le minimum d'énergie au lanceur dont le geste peut alors rester "léger" sans "forcer" la canne..!!La plupart des pêcheurs montent empiriquement des bas de ligne dégressifs (sur le modèle du bas de ligne monobrin queue de rat du commerce au profil parfaitement et régulièrement conique), par assemblage de brins successifs de calibre (donc de poids et de raideur*) et de longueur décroissants, ce qui leur confère une conicité propre à assurer au mieux le passage de l’énergie transmise d’un brin à l’autre jusqu’à la pointe suffisamment longue et fine pour rendre léger un posé néanmoins précis! ( *La raideur d’un brin est x 1000 quand son poids est x10( =100 pour 18/100, 40.000 pour 80/100 c’est dire qu’ elle est à prendre en compte surtout dans les gros diamètres, et qu’elle sera négligée dans les BDL dont il est question ici) Trois paramètres physiques : longueur, poids, conicité déterminentLes cinq caractéristiques fonctionnelles fondamentales d’un bas de ligne : puissance, rapidité, précision, délicatesse, équilibre.1/ LES PARAMETRES PHYSIQUES
a/ La longueur :
les concurrents de concours de lancer jugés sur la précision et la légèreté du posé utilisent pratiquement tous un bas de ligne court de l’ordre de 2 m 60 constitué de 6 à 10 brins reliés par des nœuds avec une pointe de 60 cm : c’est la longueur d’une canne standard de 8 pieds et demi ce qui facilite grandement l’emploi notamment pour le débutant. Les bas de ligne longs, ou très longs jusqu’à plus de 5 mètres ne se justifient que dans de larges rivières dont les courants multiples entraînent un draguage inévitable en pêche amont ce qui impose la pêche aval. b/ Le poids
dépend du diamètre et de la longueur respectifs des brins constituant le bas de ligne. Le poids est l’élément principal, qui combiné à la conicité, détermine la puissance du bas de ligne, c’est également un élément de la précision car un bas de ligne trop léger et volage peut être incontrôlable. c/ La conicité
participe, avec le poids, à la puissance, et surtout conditionne la rapidité du bas de ligne d’autant plus puissant et rapide qu’il est plus conique ,Cette conicité est (comme le démontrent les calculs que nous verrons plus loin)* proportionnelle à la double dégressivité*du diamètre des brins successifs, c’est évident
*et de celle de leur longueur Soit deux bas de ligne de même longueur de 3 mètres et de même poids -trois brins de 1 mètre (longueur non dégressive) : leurs diamètres calculés seront de 25, 20 et 12 avec une dégressivité, (= conicité), de 5 et 8 -trois brins de 2 mètres, 0,9 – 0,1(longueur très dégressive) : leurs diamètres calculés seront alors de 22, 12 et 4 avec une dégressivité,( = conicité), plus importante de 10 et 8 la conicité du Bas de ligne est bien proportionnelle à la dégressivité de la longueur des brins
Cette double dégressivité en entraîne une troisième, la dégressivité du poids des brins successifs *inversement proportionnelle à leur nombre:Soit deux bas de ligne de même longueur de 3 mètres et de même poids p-trois brins égaux de 1 mètre : les diamètres seront respectivement de 25, 20 et 12 avec une dégressivité (=conicité) de 5 et 8. --six brins égaux de 0,50 mètre : les diamètres seront de 27, 23, 21, 18, 14 et 10 avec une dégressivité (=conicité) plus faible au maximum de 4.la conicité du bas de ligne est bien inversement proportionnelle au nombre de brins
2/ LES CARACTERISTIQUES FONCTIONNELLESa/ La puissance
représente la force de pénétration dans l’air du bas de ligne en fonction du poids et également de la conicité, elle est de plus facteur de précision. b/ La rapidité :
C’est la faculté du bas de ligne à se dérouler rapidement pour s’étendre harmonieusement et se poser avec précision. Elle est très directement sous la dépendance de la conicité : * En effet, l’énergie cinétique résiduelle transmise par un brin doit être supérieure à l’inertie du brin suivant qui sera d’autant plus faible qu’il est plus fin, donc moins raide, plus court et plus léger car « pour une même quantité d'énergie, la vitesse augmente quand la masse diminue » *C’est le conjonction de tous ces facteurs qui entretient la continuité du mouvement de la pointe de la canne à la mouche et pour que le mouvement diminue de vitesse progressivement sans a coups, la diminution d’énergie doit donc être elle même régulière et progressive sans à-coups, donc sans rencontrer l’inertie excessive : -d’un brin plus grosdont l’inertie serait supérieure à l’énergie résiduelle transmise par le brin précédent plus fin, auquel cas il ne pourrait se déployer complètement et le mouvement s’arrêterait, le reste du bas de ligne s’affaisserait suite à l’ inversion de la conicité.
-d’une série de brins de même longueurqui absorberait, tout comme un brin très long, plus d’énergie que si leur longueur était dégressive, ce qui ralentirait beaucoup le mouvement par une importante réduction de la conicité..... ce qui est recherché parfois par les adeptes des bas de ligne dits "progressifs"
dont les brins augmentent de longueur tout en diminuant de diamètre, mais très généralement ces brins n'ont de progressif que leur longueur car leur poids, malgré cela, diminue quand même!
: -Jusqu’à parvenir à la pointedont la longueur délibérément importante, mais sans excès, doit offrir l’ inertie nécessaire et suffisante pour absorber en se déployant toute l’énergie résiduelle, sans plus, ce qui va donc ralentir le mouvement jusqu’à arrêter la mouche qui va alors se poser naturellement : c’est l’idéal. c/ La précision :
elle est conditionnée par la puissance et la rapidité elles mêmes soumises au poids et à la conicité ;Un bas de ligne qui manque de puissance manque de précision si la pointe ne se déploie pas « jusqu’au bout », abandonnant trop tôt la mouche au gré du vent… plus un bas de ligne est puissant et rapide plus il est précis mais …s’il est trop puissant, l’énergie résiduelle excessive le transforme en « matraque » même dans des mains expertes par manque de délicatesse. d/ La délicatesse
définit le bon posé et c’est donc finalement la caractéristique la plus intéressante du bas de ligne dont dépend en priorité la prise du poisson vite effarouché par la brutalité d’un bas de ligne trop rapide. Elle peut être améliorée par l’augmentation de longueur justement calculée de la pointe, obligatoirement fine, qui doit faire au moins 50 cm pour absorber au maximum le reliquat d’énergie cinétique du brin qui la précède. C’est tout le problème du compromis permanent à réaliser puisque le bas de ligne idéal puissant et rapide pour être précis mais également lent pour assurer la légèreté du posé n’existe évidemment pas : à chacun de trouver sa vérité sans compromettre. e/ l’équilibre
du bas de ligne qui est la caractéristique fondamentale permettant l'impulsion d'une énergie minimum par un geste "léger" qui suffira à son déploiement harmonieux, mais également la plus difficile à respecter de façon empirique. Il dépend de la régularité de la variation du poids du bas de ligne en fonction de sa longueur que seul le calcul mathématique permet de définir avec précision, et faute de laquelle il faudrait, pour le déployer, recourir à un geste plus énergique, sinon brutal, fatiguant pour le pêcheur et son matériel!
______________________ Pour accélérer un bas de ligne (précision), il faut augmenter son poids et augmenter sa conicité par la diminution du nombre de brins dont la longueur doit de plus être dégressive.Pour ralentir un bas de ligne (délicatesse), il faut diminuer son poids et augmenter le nombre des brins de longueurs alors moins dégressives, voisines ou identiques et … affiner et allonger la pointe.Pour l’équilibrer à coup sûr, un seul moyen : les mathématiques à travers l’équation :P mg = L2 m x Xc’est une toute autre histoire…… et, en attendant de « jongler » avec les équations, partez donc …à la pêche , vous savez déjà l’essentiel!!!!......mais revenez!! |
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X |
1,20m |
0,80m |
0,40m |
0,60m |
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5 = 45mg |
18% |
12% |
10% |
8% |
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15 = 135mg |
30% |
24% |
18% |
10% |
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25 = 225mg |
40 % |
30 % |
22 % |
14 % |
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35 = 315mg |
45 % |
35 % |
26 % |
16 % |
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50 = 450mg |
55 % |
40 % |
30 % |
20 % |
Or on constate que le diamètre de la pointe varie parallèlement à la variation du poids du bas de ligne, ce qui, pour le montage de bas de ligne délibérément lourds, pourrait représenter le handicap d’une pointe trop épaisse, mais pour citer JL Pelletier :

« Le brin terminal, quand il possède un diamètre inférieur à 20/100e, ne joue plus qu'un rôle insignifiant : sa masse (poids) au mètre étant très faible et sa raideur presque nulle. On peut augmenter ou raccourcir ce dernier brin, en fonction du vent et de la qualité du poser que l'on désire; on peut même ajouter une pointe encore plus fine……»
En principe, l'idéal veut que la totalité de l'énergie E appliquée au premier brin du bas de ligne soit consommée par les différents brins successifs jusqu'à être nulle au niveau de la mouche: E - (e1+e2+e3+e4..5..6..+etc..) = 0. Si on allonge la pointe, il faudra simplement fouetter un peu plus énergiquement pour apporter l' énergie supplémentaire nécessaire au déroulement de cette longueur surajoutée, mais le développement du BDL restera harmonieux, seule la précision pourra être pénalisée!
Et pour le premier brin???Y a t-il des impératifs sur son diamètre et sa raideur?? Intéressant comme question ,non??Alors , elle a été posée cette question, par votre serviteur ,et pour en savoir un peu plus, venez voir par ici
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Enfin, maintenant que vous avez vérifié que vos neurones fonctionnent puisque vous êtes parvenus jusqu'ici, il me reste à vous démontrer que vous pourriez vous en passer grâce au tableau Excell ci dessous qui, va vous permettre, une fois rentrés les paramètres du bas de ligne que vous désirez monter, dégressif ou progressif......... , de faire apparaître d'un seul "clic" la formule détaillée brin par brin d'un
toujours mathéméétiquemnet parfaitement équilibré............... poids, longueur, diamètre et conicité en L 13, et par l'index "Graphiques", les courbes correspondantes!
Retenez avant de l'ouvrir la succession de ces chiffres: 55-30-350-6-20 qui vous donnera la formule d'un bas de ligne en 6 brins de conicité 37 traduisant une puissance assez élevée pour:
120cm de 40% - 80 de 30% - 60 de 24% - 40 de 20% - 30 de 16% et........ 20cm de 14% pour la pointe que vous remplacerez sans problème par 1m ou 1m20 de 14% ou 12%...pour obtenir alors un BDL de 4,30m ou 4m50 parfaitement équilibré!
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Après avoir réalisé , à titre d’exercice, quelques fois le calcul , vous aurez bien compris son « comment et son pourquoi » , et serez autorisé alors à recourir au tableau pour élaborer au calme en hiver vos bas de lignes pour l'ouverture mais vous saurez au besoin en action de pêche, "oublier" tous les détails …pour ne vous souvenir que du grand principe général de la conicité, (peu importe si cet aveu déclenche le "rictus" de triomphe du protagoniste de la première ligne dont je viens, quand même, d'ajuster au mieux, le.....pifomètre!) qui, au bord de l'eau, vous permettra simplement de monter avec bon sens un bas de ligne « bien foutu » , sans hésiter à prendre des libertés pour « adapter » éventuellement la pointe fine…, taillable et corvéable à merci, si l’on en croit JL Pelletier, aux conditions du moment …………
……et sans porter vraiment préjudice à son « équilibre »
.Que demander de
plus ??? ![]()
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..............…..FOI ............... D' archisécheur